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Digard : « Ne pas tout jeter à la poubelle à cause du résultat »

Didier Digard s’est exprimé en conférence de presse après le revers du Gym subi dans les derniers instants face à Clermont (1-2).

Coach, est-ce que le ressort est cassé dans l'équipe ?
Qu'est-ce qu'on entend par "le ressort est cassé" ? On peut ne pas être d'accord. Je trouve ça très dur qu'on dise d'une équipe qui a frappé quinze fois au but après avoir joué il y a moins de trois jours que le ressort est cassé. Qu'on dise qu'on a plus la réussite, ou qu'on arrive plus à gagner les matchs, je suis tout à fait d'accord. Mais on ne peut pas tout jeter à la poubelle à cause du résultat. Quand on frappe autant au but et qu'on montre autant de choses, il ne faut pas être aveuglé par le résultat.

Il y avait de la fatigue sur la fin de match après le but de Clermont ?
Le deuxième but de Clermont arrive à la 83e minute, à un moment très difficile. On l'a vu après le premier but, on a tout de suite réagi et attaqué. Mais quand on prend un but en fin de match, il ne faut pas penser non plus que les joueurs sont des surhumains. Mentalement et physiquement, c'est difficile. Je trouve dommage pour les joueurs qu'ils ne soient pas récompensés. Ce n'est pas pour les protéger ou pour essayer d'être positif. Je n'ai pas grand chose à leur reprocher à part la réussite, qui fait beaucoup dans le sport de haut niveau.

C'est un moment difficile. Comment en sortir ?
Il faut continuer et ne pas baisser la tête. Il y a des détails à régler. Je sens les joueurs très touchés mais aussi très unis parce qu'ils se donnent les moyens de l'emporter. Ils restent dans la même dynamique au niveau du travail que lorsque les résultats étaient présents. Le pire, ce serait de vouloir tout changer. Quand on travaille, il faut être convaincu de ce que l'on fait, il n'y a rien de pire que de paniquer quand cela ne va pas. Se remettre en question, c'est une chose, mais il faut savoir analyser et régler ces petits détails.

Un mot sur le match de Bouanani, qui a été l'un des plus actifs ?
"Bad" avait un avantage puisqu'il n'a pas joué jeudi soir. Il avait plus de jus et le système adverse lui a permis d'avoir beaucoup de un-contre-un à jouer. C'est sa qualité première donc il s'est mis en évidence. Il a montré son potentiel, comme à chaque fois qu'on a fait appel à lui. C'est très bien pour lui.

Pourquoi l'avoir remplacé ?
Je l'ai sorti parce qu'il est très créatif mais pas encore assez décisif. C'était la fin, on voulait absolument remporter ce match donc j'ai voulu miser sur le fait de garder des attaquants purs comme Gaëtan (Laborde) et Terem (Moffi) plutôt que "Bad". 

Tu as décidé de titulariser Kasper Schmeichel. Y-a-t-il une chance de voir Marcin Bulka d'ici la fin de saison ?
La hiérarchie est claire et j'ai toujours été clair dessus. Marcin sait très bien qu'il est le futur du club, il n'y a aucun débat. Je ne pense pas qu'il y ait besoin de tourner tous les week-end sur le poste de gardien. Surtout, je ne veux pas faire porter à Kasper le poids de la responsabilité des résultats qui sont moins bons.

Comment faire pour que le groupe réagisse après cette série de mauvais résultats ? 
Je ne vais pas changer les choses. Sincérement, j'ai l'intime conviction qu'ils font tout ce qu'il faut pour réussir, qu'ils sont très concernés et qu'ils ont envie de bien finir cette saison. On va simplement continuer à travailler, encore et encore.  

Y-a-t-il eu un contre-coup naturel après l'élimination en Conference League ? 
Forcément, cela enlève beaucoup de saveur de ne plus avoir la Coupe d'Europe. Ce sera dans nos têtes jusqu'à la fin de saison. Mais on a besoin à tout prix de bien terminer cette saison pour préparer la suivante.