Réaction

Lucien Favre : « 65 minutes agréables »

L'entraîneur de l'OGC Nice a beaucoup apprécié le jeu proposé par son équipe pendant plus d'une heure lors de la victoire contre Troyes (3-2) ce dimanche. Lucien Favre veut s'appuyer dessus pour la suite du championnat.

Coach, une très bonne heure de jeu, et malheureusement, vous réussissez quand même à vous faire peur sur la fin.
Je ne pensais pas qu’on allait transpirer comme ça sur le banc jusqu’à la fin aujourd’hui. On s’est fait des frayeurs. Il faut retenir le positif, c’est qu’on a gagné pour la première fois à la maison depuis le début de la saison. C’était le moment d’ailleurs. En effet, 60-65 minutes, c’était pas mal. 

Comment expliquez-vous cette fin de match ? Les entrants n’ont pas apporté ce qu’il fallait ?
Ils ont eu de la peine c’est vrai. Ce n’est pas facile de rentrer comme ça. L’équipe mène 3-0, tu crois que ça va continuer comme ça. Et ce n'est pas le cas. Ils mettent le 3-1, après ça change beaucoup de choses. Il y a des joueurs qui ont joué 90 minutes et qui ont déjà joué à Slovacko pendant 90 minutes. Ils étaient fatigués. Il ne faut pas oublier de dire que quand tu joues le match le jeudi, le dimanche, il manque un peu de force, surtout si on rejoue 90 minutes. 

Nicolas Pepe a marqué un but, il provoque le pénalty. Est-ce son meilleur match ?
Oui, oui, c’est son meilleur match. J’étais content de le voir dribbler, de rentrer sur son pied gauche comme il fait d’habitude. Il a eu encore des occasions, ça n’a pas toujours marché, mais c’est ce qui m’intéresse, mettre des buts et aussi se créer des occasions. Honnêtement, c’était pas mal.  

Il prend la profondeur.
Oui, c’est important de prendre la profondeur, très très important. 

« On aurait pu mettre un ou deux buts de plus en première mi-temps. »

Lucien Favre, après la victoire contre Troyes (3-2)

Vous avez évoqué Slovacko. Est-ce que, malgré le contexte, la fatigue éventuelle, les remplaçants ont perdu des points aujourd’hui ?
C’est difficile d’analyser comme ça. C’est aussi psychologiquement, c’est dur de rentrer. Tu rentres à 3-0, je crois qu’ils sont rentrés dans l’esprit de mettre un 4-0. Et puis finalement, c’est le contraire qui s’est déroulé, il y a eu 3-1. Tout d’un coup, on se pose des questions, et voilà. Après, ils mettent le 3-2. C’était limite. Il y avait des signes quand même de fatigue. Il faut bien le reconnaître. 

On se rend compte que c’est compliqué en ce moment sans Mario Lemina.
Il fait un bon match, il sait distribuer le jeu comme il faut. Des fois, il ralentit, il accélère, il va même balle au pied. Effectivement, dès qu’il doit sortir, c’est vrai que ça fait quelque chose. 

Est-ce que vous pouvez nous donner des nouvelles de Youcef Atal, nous expliquer pourquoi il est sorti ? Et nous expliquer pourquoi Aaron Ramsey n’était pas sur la feuille de match ?
C’est simplement parce qu’Aaron Ramsey a ressenti une petite douleur aux ischios avant-hier déjà. C’était mieux de ne pas prendre de risque, plutôt que ça dure x semaines. C’était mieux qu’il ne joue pas. Pour Atal, c’est les ischios à ce que j’ai vu dans le vestiaire. C’est de nouveau les ischios. Mais il est sorti tout de suite, au moins il n’a pas tiré dessus. Il l’a déjà eu il y a trois semaines-un mois. Ça n’a pas duré longtemps. Là, j’espère que ça ne durera pas longtemps, car il est important pour nous. 

Pour parler de la manière, est-ce que ce que vous avez vu cet après-midi, ça ressemble à ce que vous voulez voir dans votre équipe, cette patte que vous voulez imposer à cet effectif, notamment dans l’animation offensive ?
Oui. On a besoin de mouvement, on a besoin de profondeur et puis on a besoin, soyons clairs, de percussion, de puissance. Autrement, c’est difficile de renverser des équipes sans ça. On a bien joué, on a bien joué les coups, on aurait pu mettre un ou deux buts de plus en première mi-temps. Moi, je relève le positif, c’est que c’étaient quand même 65 minutes agréables. 

Andy Delort a été inspiré dos au but. Il vous a fait du bien.
Je ne veux pas relever au niveau individuel. Je trouve que collectivement, c’était pas mal.