Adversaire

5 infos sur le Maccabi Tel-Aviv

Deux ans après l'Hapoël Be'er-Sheva, l'OGC Nice affronte le deuxième club israélien de son histoire européenne, en barrages d'Europa Conference League, les 18 et 25 août. Gros plan sur le Maccabi Tel-Aviv, que les Aiglons défient ce jeudi, au stade Bloomfield (19h, heure française).

Un club omnisport, géant du sport israélien

Le Maccabi Tel-Aviv a été fondé en 1906. Il dispose aujourd'hui de six sections, dont les deux plus grosses sont le basket-ball et le football. L'équipe de basket a remporté 6 Euroleagues, 55 championnats et 45 coupes. La branche football totalise 23 titres de champion et 24 coupes nationales.

La saison dernière, le futur adversaire de l'OGC Nice a terminé à la 3ème place de son championnat (53 points, derrière le Maccabi Haïfa et l'Hapoël Be'er Sheva). Il a également atteint les demi-finales de Coupe d'Israël (défaite 1-3 contre l'Hapoël Be'er-Sheva), et les barrages de phase finale d'Europa Conference League (0-1, 1-1 contre le PSV Eindhoven).

Classé 58ème des clubs à l'UEFA, il est « le seul club israélien dans le Top 100 », comme le rappelle Yoav Modai, journaliste à Sport 5, le plus grand site d'information sportive du pays. « C'est le club qui a le plus de fans dans le pays. La mentalité est de toujours gagner, quel que soit l'adversaire. »

Le stade Bloomfield ne réussit pas aux clubs français

Le stade Bloomfield accueille les matches du Maccabi Tel-Aviv.

Le barrage aller se déroulera au stade Bloomfield. Disposant de 29 400 places, et situé à proximité de la mer - « l'atmosphère est humide et chaude », présente Yoav Modai -, il a été rénové il y a trois ans. « À domicile, le club sait qu'il peut battre tout le monde », précise le reporter, spécialiste de football et de NBA. Ainsi, les deux seules formations françaises qui ont joué sur la pelouse actuelle du Maccabi Tel-Aviv sont tombées. Le Paris Saint-Germain avait été battu en 2010, lors du barrage retour d'Europa League (4-3). Il s'était qualifié pour la phase de groupe grâce à son succès à l'aller (2-0). Trois ans plus tard, Bordeaux s'était rendu en Israël pour la dernière journée de la phase de groupe d'Europa League. Il s'était incliné (1-0).

Le Maccabi Tel-Aviv peut compter sur des supporters passionnés, « proches du club » et « qui jouent souvent le rôle de 12ème homme » dans un stade réputé pour être accueillant et familial. 

Des joueurs passés par les deux clubs

Dans l'histoire commune de l'OGC Nice et du Maccabi Tel-Aviv, quelques joueurs ont évolué dans les deux clubs. Parmi eux, Andrzej Kubica. L'attaquant polonais avait été prêté au Gym par le Standard de Liège lors de la deuxième partie de la saison 1996-1997. Il avait disputé 13 matchs sous le maillot rouge et noir. Quelques semaines plus tard, après son retour en Belgique, il est transféré dans la formation israélienne, où il a évolué deux saisons. Il y a inscrit 29 buts en 56 apparitions. Il y est ensuite retourné en 2003-2004.

Autre élément passé par les deux clubs, l'Israélien Alon Mizrahi. Prêté six mois, lors du début de saison 1994-1995 par le Maccabi Haïfa au Maccabi Tel-Aviv, l'attaquant découvrait la France en 1999, quand l'OGC Nice évoluait en 2ème division. Après six mois, et 4 buts en 18 rencontres, il partait au Betar Jérusalem.

Vladimir Ivic, « le commandant »

Sur le banc du Maccabi Tel-Aviv se trouve un homme respecté et apprécié par les suppoters jaune et bleu : Vladimir Ivic. Âgé de 45 ans, le Serbe, ancien milieu offensif, est revenu pendant l'été au club israélien, où il a obtenu deux titres consécutifs (2019 et 2020), lors de son premier passage. Sa première saison a même été exceptionnelle puisque le Maccabi a fini avec une seule défaite et 31 points d'avance sur son premier poursuivant.

Parti diriger Watford pendant les cinq premiers mois de la saison 2020-2021, il était sans club depuis le 19 décembre 2020. « Les supporters du Maccabi voulaient vraiment qu'il revienne, pour remporter de nouveau le championnat », assure Yoav Modai. « Il est surnommé le commandant, car il est très dur envers son groupe. Il sait comment obtenir le meilleur.  Si le joueur n'est pas bon, Vladimir Ivic s'en fiche et le sort. C'est un coach qui est très bon sur le plan défensif. D'ailleurs, la défense actuelle s'est déjà améliorée par rapport à la saison passée. C'est plus consistant. »

Deux actuels coachs du championnat de France ont dirigé le Maccabi : le Lyonnais Peter Bosz et le Rémois Oscar Garcia.

Vladimir Ivic, coach du Maccabi Tel-Aviv.

L'OGC Nice fait peur

Parmi les équipes qui n'étaient pas têtes de série pour le tirage au sort du barrage, l'OGC Nice n'était pas celle que voulaient tirer les fans de Tel-Aviv. « Ils ne sont pas contents du tout. J'ai même écrit que c'était le match le plus dur sur lequel pouvait tomber le Maccabi », explique Yoav Modai. Le journaliste de Sport 5 voit même le Gym comme « le plus gros adversaire que le club ait affronté dans le stade Bloomfield, depuis sa rénovation, avec le PSV Eindhoven. »

Le match aller aura toute son importance. « Si le Maccabi ne gagne pas jeudi, l'optimisme va diminuer. Il y a un avantage à jouer d'abord à domicile, il va falloir s'en servir, comme le fait que Nice ne se soit pas encore imposé en championnat », poursuit le reporter. « Ce qui est sûr, c'est que tous les supporters israéliens espèrent voir une qualification, pour, peut-être, avoir trois clubs en phase de groupe de coupe d'Europe. Si le Maccabi parvenait à sortir l'OGC Nice, ce serait la plus grosse performance du football israélien. »


Tom Mollaret

IconSport