Réaction

Dante : « Transformer cette tristesse en motivation »

Le Capitaine est revenu en zone mixte sur la rencontre perdue face à Lens (3-1) en finale de Coupe de France, vendredi soir. En s'appuyant sur les bonnes choses pour se tourner vers l'objectif maintien.

Dante, Nice a répondu présent vendredi soir, malgré le résultat final...

C'est ça, c'est un des points positifs. On a retrouvé cette équipe qui met les ingrédients qu'il faut pour taper les matches de football. J'ai beaucoup aimé notre équipe qui n'a pas joué avec la crainte comme on était en train de le faire dans les dernières semaines, par rapport au maintien. On a gagné beaucoup de confiance en vue des deux prochains matches, qui sont capitaux. On se focalise dessus à 100 %, car il faut une grande prise de responsabilité.. On va être uni jusqu'au bout. Nos supporters nous ont dit qu'ils étaient avec nous, ils nous ont laissé un bon message. C'est très positif. On est ensemble, et on va aller là-bas mardi (à Saint-Etienne) avec le soutien de tout le club, de tous les gens autour.

On vous a vu sur le perchoir avec les supporters. Quel était le message ?

Que c'est possible, qu'ils sont avec nous et qu'il faut qu'on se batte jusqu'au bout comme nous l'avons fait aujourd'hui. Encore une fois, c'était positif. Ca fait du bien aux joueurs. Mais d'abord,  il daut noter que notre équipe a fait un match avec de l'enthousiasme, du courage, de la personnalité, du caractère. Ca fait plaisir. Après, on dit qu'une finale, il ne faut pas la jouer, il faut la gagner. Mais je ne suis pas trop d'accord, il faut d'abord la jouer. Nous l'avons jouée.

Qu'est-ce qu'il a manqué ? Lens était trop fort ?

Quand on prend les occasions, je me dis que je n'ai pas vu notre équipe s'en créer autant depuis six mois. Peut-être que je me trompe, mais on a une barre, un poteau. On a eu pas mal de possibilités de marquer. Même dans l'équipe, il y a eu du jeu. Il y avait des joueurs qui avaient plus de confiance pour recevoir le ballon, et ça, c'est positif. Au final, il a manqué d'être plus décisif dans les deux surfaces.

Est-ce que ce match ne résume pas la saison, c'est-à-dire que vous faîtes de bonnes choses, mais ça ne bascule pas de votre côté ?

Oui, c'est ça. Le football, c'est ça, d'être persévérant, quand ça ne va pas, être là et faire ce qu'il faut. Nous, je pense qu'on a perdu la confiance et même du courage. Aujourd'hui, on a montré qui nous sommes, donc on est triste, parce que les supporters sont venus de Nice, pour certains en bus. Certains d'entre eux ont même dépensé de l'argent qu'ils n'avaient pas. Nous leur en sommes reconnaissants. Je dois les remercier pour leur soutien, même après la rencontre. C'est la meilleure voie pour les deux prochains matches. On reste ensemble et qu'ils soient persuadés que nous sommes conscients de la situation, de notre santé, de l'importance du match. Nous allons tout donner pour laisser le club en Ligue 1, nous avons cette responsabilité-là.

Un mot sur Djibril Coulibaly qui impressionne, qui marque pour sa 3e titularisation de la saison. Est-ce un symbole de ce sur quoi Nice peut s'appuyer la saison prochaine ? 

Oui, c'est un jeune formé au club, qui a des valeurs, qui est à l'écoute. Il aime le travail. Ce n'est que sa troisième titularisation car il était de temps en temps blessé, mais c'est un joueur qui a de la qualité, du coeur, de la personnalité. Donc, oui, il faut que le club compte sur lui pour le futur.

Vous avez dit cette saison que "si le genou pète, il pète". Comment vous sentez-vous physiquement après avoir enchaîné deux matches alors qu'il en reste deux ? 

Ca va, je me sens très bien. Maintenant, il faut que je me repose physiquement pour pouvoir aider mes collègues. Après, je ne sais pas ce que le coach va décider pour les deux matches, mais sur ça, il n'y a pas de problème. Il faut que nous, on arrive mardi et vendredi, pas à 11 mais à 25. Même les joueurs qui seront en tribune seront avec nous et ils doivent amener de l'énergie positive, de l'enthousiasme. C'est ça qu'il nous faut. Qui joue, qui ne joue pas, on s'en fout. Moi je vais être prêt à 100 %. Il y a plein de fois où j'ai mal à gauche, à droite, ce n'est pas grave, je suis là pour tout donner pour mes collègues, tout le club. C'est hors de question qu'on ne laisse pas ce club-là où nous l'avons trouvé.

Ce match, plus que de la tristesse, il vous donne de la force ?

Aussi, il faut transformer cette tristesse en motivation. C'est pour ça que je suis resté jusqu'au bout, par respect de l'adversaire, de la compétition. Mais aussi, on veut retrouver le sourire par notre maintien.

Est-ce que le tournant du match n'est pas la barre à 2-1 ?

Oui, vous avez raison. A 2-2, le match n'est pas pareil. Il restait 20, 25 minutes et là c'est pile poil bien. On allait prendre l'ascendant dans le match. Ca allait nous redonner une bonne énergie. C'est dommage. Comme vous l'avez dit, on est passé à ça... A l'image de notre saison, ce sont les petits détails qui comptent quand on prend un but ou qu'on ne marque pas. Je dois quand même dire que les joueurs étaient très impliqués. Pas pour se montrer pour eux-mêmes, mais pour le club. Nous avons été réunis hier, pour se dire les choses. C'est plus clair. Les joueurs ont dégagé beaucoup de valeurs, de bons ingrédients pour gagner cette finale.

 


Evan Garcia, Hugo Burg, Icon Sports et Many