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Galtier : « On est passés à travers les gouttes »

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12 septembre 2021

Galtier : « On est passés à travers les gouttes »

Christophe Galtier s’est présenté en conférence de presse suite au succès acquis par le Gym à Nantes (0-2). 

Peut-on parler de match fondateur ? 
Si on m’avait dit à la pause qu’on gagnerait le match, ça aurait été dur à croire... Même si l’histoire d’un match peut basculer. Est-ce que ce sera un match fondateur ? Je ne sais pas. L’équipe, depuis le début de la saison, fait un très bon championnat. J’ai eu du mal à reconnaître mes troupes, en plus j’étais placé très haut sur le terrain*, on voyait tout bien précisément. On a manqué de tout dans cette première période : de rythme, d’intensité, de jeu vers l’avant, d’efforts dans la récupération. On a  essuyé une très grosse tempête, on est passé à travers les gouttes parce que notre gardien a été bon et on a eu de la réussite. On ne pouvait pas continuer comme cela sur la deuxième période. On a concédé beaucoup de corners, beaucoup de coups francs. On était toujours à contretemps. Il a fallu repositionner, repréciser les choses, ce qui faisait qu’on faisait un bon début de championnat, avec une certaine exigence, une certaine intensité, une certaine solidarité. Ce que nous n’avons pas vu lors de la première période. En deuxième, ça a aussi été difficile. Nous avons eu de la réussite, les ballons sont allés sur les poteaux, Mario Lemina a sauvé un ballon sur la ligne. On a eu de la réussite, elle a été forcée par des efforts collectifs. Et derrière, ces efforts ont été récompensés par 2 beaux buts. On a été très malmenés sur une grosse partie du match. 

Comment expliquez-vous ces difficultés ? 
De par l’absence de mes deux latéraux, Youcef Atal, qui n’était pas encore prêt pour jouer même s’il était sur la feuille, et Jordan Lotomba qui était suspendu, il a fallu défendre avec Flavius, qui a fait beaucoup d’efforts et a été mis en difficulté par un très bon Simon en 1ère période. Mais ce n’est pas son poste, c’est un défenseur central. C’était difficile pour lui. Sur un plan tactique, des joueurs n’étaient pas dans leur zone habituelle. Je pense à Calvin Stengs, qui était à gauche mais qui est plus intéressant à droite, à Amine qui est plus intéressant à gauche alors qu’il était à droite. On veut que le match se déroule d’une certaine manière, mais on s’aperçoit rapidement qu’il manque des repères pour les uns et les autres. Quand c’est le cas et qu’en plus on est mous, pas réveillés, ça donne ce genre de match, notamment en première période. 

Pourquoi ces choix ? 
Par rapport aux caractéristiques et à la manière dont on voulait sortir le ballon, avec l’absence de spécialiste au poste de latéral droit. Je voulais trouver de la largeur avec Hicham. On l’a trouvée, mais il y avait trop d’imprécisions. On avait travaillé par petits groupes sur les 15 derniers jours, avec la coupure internationale. Par secteurs. On était dans un excès de jeu positionnel. Quand c’est le cas, vous n’êtes plus en mouvement, vous avez un adversaire de qualité qui avance, vous harcèle, gagne les ballons, qui vous fait défendre en reculant. C’est ce qu’il fallait rectifier à la pause. 

Est-ce que cette victoire est « réconfortante » après les sanctions de la semaine ? 
Je ne sais pas. On est arrivés hier soir, j’ai vu des derniers entraînements de qualité. Suite à la commission de discipline, je n’ai pas senti le groupe touché. Evidemment qu’on aurait préféré garder les points qu’on avait pu prendre sur le terrain... L’emporter maintient notre dynamique. Ne pas prendre de but aussi. Je ne suis pas sûr que les décisions aient engendré chez nous quelque chose de négatif en termes d’état d’esprit. Mais je parlerai avec le groupe pour comprendre une telle entame de match. 

Avez-vous été surpris par Nantes ? 
Non. Je les avais vus très bons contre Lyon, avec beaucoup d’engagement, beaucoup de jeu vers l’avant, de la percussion sur les côtés. Contre Lyon, ils n’ont pas eu autant de situations que contre nous. Là, ils en ont eu beaucoup. Il y a eu quelques fois de la maladresse, pas de réussite et un gardien qui a été bon. 

Il y a eu trop de situations à votre goût ? 
Avec un peu d’expérience, si je peux me permettre, quand vous voyez que vous êtes malmenés et que votre adversaire n’ouvre pas le score avec autant de situations, vous pouvez espérer faire la différence dans le dernier quart d’heure. C’est ce qui s’est passé. Ce qu’a fait Nantes a demandé beaucoup d’énergie, beaucoup d’enthousiasme, et ça peut engendré de la frustration. Dans le dernier quart d’heure, nous avons profité des espaces qui nous ont été donnés par l’engagement total de Nantes sur le match. Ça s’est un peu étiré, on a pu jouer entre les lignes comme on voulait le faire au départ. Ce que nous n’avons pas réussi à faire pendant 75 minutes, on a réussi à le faire dans le dernier quart d’heure. 

Quand on voit ce qu’ont fait ensemble Delort, Dolberg et Gouiri, vous allez avoir du mal à les séparer…
Je disais vendredi sur le point presse qu’ils étaient associables et qu’ils seront associés. J’avais décidé de ne pas faire démarrer Andy pour conforter les joueurs dans ce qu’ils avaient fait depuis le début de saison. J’étais très satisfait de Kasper et Amine sur les matchs qu’ils ont joué ensemble. J’ai senti qu’Andy devait entrer et que je devais repositionner Amine côté gauche, puisqu’il connaît très bien ce rôle. Il y a eu un beau but dans sa conception. Quand vous avez des joueurs de qualité qui ont l’habitude de faire des passes décisives, qui sont assez froids devant le but, vous avez toujours la possibilité de marquer. Je n’ai jamais pensé à fermer parce qu’on était mal en point. Il fallait amener du sang frais sur un plan offensif, repositionner Amine sur un côté qu’il affectionne et associer Andy et Kasper. 

Vous avez dit dans le passé qu’Amine n’était pas un joueur de côté…
Il a joué toute la saison dernière sur un côté, mais dans une autre animation, dans un 4-3-3. Je pense que ce qu’il était capable de faire la saison dernière – et il a fait une très bonne saison -, il doit être capable aussi de le faire dans une autre organisation. 

La joie est moins forte suite au décès de Rémi Mestrallet…
Oui. Croyez-moi qu’on a été très touchés à la fin, quand on a appris le décès du jeune Rémi, qui était avec nous depuis de longues années et qui était parti en tout début de saison. Il a eu un accident de la route. Je présente toutes mes condoléances à sa famille, ses proches, ses parents. C’est un drame, un drame de la route, il n’y a pas de mot. C’est ce qui peut arriver de pire pour une famille et des parents. L’OGC Nice saura rendre un bel hommage à ce jeune garçon.

* Suspendu, Christophe Galtier a pris place dans les tribunes de la Beaujoire ce dimanche. Cette sanction fait suite au carton jaune que l’entraîneur du Gym a pris « pour désapprobation » à la 70ème minute du match face à Marseille. Carton qui a transformé un match de sursis en match de suspension ferme. Le sursis était, pour précision, consécutif à une sanction qui avait frappé le coach alors qu’il était en poste au LOSC.