Nice - Sochaux

Plutôt deux fois qu'une

L'OGC Nice se prépare à affronter deux fois le FC Sochaux en l'espace de quatre jours. Une coïncidence rare, une situation particulière, mais pas inédite. Retour sur les trois précédents de ces dix dernières années.

« Il ne faut surtout pas tomber dans le piège de lier ces deux matchs. Quelque soit le résultat du premier, il faudra enclencher sur le deuxième indépendamment. » L'avis est signé Papy Mendy, et partagé par son coéquipier Mathieu Bodmer. « La situation n'est pas évidente. Ces deux matchs s'annoncent importants. L'un par les précieux points à la clé, l'autre pour le chemin rapide qu'il constitue vers le Stade de France. Il s'agit d'une grosse semaine pour nous, décisive à plusieurs titres. »

Sochaux va ainsi jouer à Nice deux fois en quatre jours. Comme en 2011. A l'époque, les deux équipes avaient ouvert le bal par le huitième de finale de Coupe de la Ligue. Grâce à un doublé de Xavier Pentecôte, les futurs demi-finalistes avaient, le mercredi, pris le meilleur sur les coéquipiers de Kévin Anin (2-1). Le dimanche, malgré une ouverture du score d'Eric Mouloungui, ils avaient concédé le nul, 1-1.

Déjà en août, Anthony Mounier et les siens avaient été tenus en échec par Toulouse en championnat (1-1), avant de réussir leur entrée en lice en Coupe de la Ligue (1-2), onze jours plus tard, au Stadium.

Certains se souviendront en outre de la double-confrontation avec Lens, en 2004. En Coupe de la Ligue, le Gym s'était incliné aux tirs au but après un score nul dans le jeu, 1-1. Exactement le même score que quatre jours plus tard, en championnat, toujours au Ray. Roudet avait marqué lors de la première rencontre, Cobos lors de la deuxième.

« Il s'agit de deux rencontres bien distinctes, surtout vu la situation de nos deux clubs », selon Cédric Kanté, ancien Niçois devenu sochalien. « C'est bizarre, mais nous allons nous adapter », appuie Eric Bauthéac. « Que ce soit contre Sochaux ou une autre équipe, trois matchs nous attendent. » « Trois matchs à domicile », renchérit Nampalys Mendy. « C'est le seule véritable avantage. Un gros plus même, devant des supporters comme les nôtres, qui nous soutiennent même dans les mauvais moments. » 

Y.F.