Nice 1-1 Le Havre
Puel : « Le point positif, c'est notre réaction »
Voici la réaction de Claude Puel après le match nul décroché par le Gym à domicile face au Havre ce dimanche lors de la 29e journée de Ligue 1 (1-1).
Coach, votre équipe a bien réagi mais pouvez-vous vous contenter de ce match nul dans votre situation ?
Le point du match nul n'est pas suffisant. Il va mieux au Havre qui jouait à l'extérieur. Dans le scénario, je trouve intéressante notre réaction collective suite au but avant la mi-temps. On a aussi bien entamé la seconde période que l'on avait fini la première. Je m'appuie là-dessus, c'est important. Il y a eu pas mal de matchs où l'on a concédé un but juste avant la pause sans savoir revenir de manière conquérante, avec l'envie de renverser la table. Je veux voir mon équipe de la sorte, être capable de réagir de cette manière.
Pensez-vous que Didier Digard et les Havrais ont gagné la bataille tactique ?
Je pense qu'en première période, jusqu'au but concédé, on a eu du mal à se lâcher pour les empêcher de jouer, de repartir de derrière. Leur schéma était assez simple pour nous perturber. Ils ont d'ailleurs fait plus que nous perturber, avec des longs ballons, des deuxièmes ballons, des enchaînements et beaucoup de centres dès qu'ils en avaient la possibilité. Ils mettaient le ballon dans le paquet quand ils étaient excentrés pour arriver en nombre sur notre défense. C'est un jeu simple mais ça a été efficace, à l'image du but qu'ils ont pu marquer. On n'a pas été assez conquérants et portés vers l'avant pour les empêcher de manoeuvrer de la sorte, d'allonger sur notre défense. Ce n'était pas ce qui était prévu. On avait un peu des semelles de plomb, du mal à coulisser, à sortir pour les empêcher de jouer, ce qu'on a pu faire en deuxième mi-temps. Même si tout n'était pas parfait, on les a empêchés au maximum de jouer ces longs ballons sur notre défense et de gagner les deuxièmes ballons.
On a vu beaucoup de déchet de technique de la part de vos joueurs. Cette équipe est-elle encore malade psychologiquement ?
On est pas en convalescence parce qu'on est dans l'urgence. Qu'il y ait du déchet, c'est normal. Par contre, ce que je veux voir, c'est une équipe qui ne subit pas, qui prend son destin en main et essaye de renverser la table. C'est ce qu'on a vu en fin de première période et en deuxième et c'est ça qui m'intéresse. Si on est en capacité de marquer en premier, d'avoir un scénario à notre avantage, on trouvera peut-être plus de justesse technique et des joueurs un peu plus en confiance. Dans la situation où l'on est, le point positif c'est notre réaction après le but pris. Vous me direz que c'est le minimum syndical, mais c'est important de voir ça de mon équipe.
Avez-vous remarqué des attitudes rassurantes après la défaite à Strasbourg et la semaine un peu mouvementée ?
Les gars y sont, je vous le répète. Il faut être en capacité de jouer, d'avoir moins de déchet technique à certains moments mais ils s'emploient. Nous, le staff, on est là pour les soutenir, les inciter à se lâcher et avoir la confiance nécessaire pour affronter cette situation. Oui, ce point est insuffisant parce qu'on est chez nous et c'était un match très important mais on ira gratter des points à l'extérieur, de partout. Je veux voir la même attitude.
Vous allez affronter Lille, Marseille et Lens consécutivement en championnat. Comment voyez-vous ces matchs à venir face à trois grosses équipes ?
L'adversaire aussi a des matchs difficiles. On a d'abord ce match à Lille, il faudra y aller pour gratter quelque chose. C'est pareil n'importe où, il faut aborder tous les matchs avec cette intention.
