Conférence de presse
Puel : « On ne lâche pas »
Claude Puel s’est exprimé en conférence de presse après la défaite de l’OGC Nice à l’Allianz Riviera face au PSG lors de la 27e journée de L1 (0-4).
Quelle est la part de l'arbitrage dans cette défaite selon vous ?
Celle que vous lui attribuerez demain dans le rendu. Qu'est-ce que je peux dire… Je trouvais qu'on assistait à un match intéressant, à une bonne première mi-temps disputée. Il y avait des aspects tactiques, de la qualité des deux côtés. Je pense que chaque fois qu'on a pu avoir le ballon, on a bien manœuvré et on a porté le danger de façon intéressante chez cette équipe. On a eu des situations, des occasions. Je pense qu'on a peut-être eu plus de choses qu’eux en première mi-temps. On a de bons coups de pied arrêtés également. Il manquait très peu de choses pour ouvrir le score et mener dans cette partie. Après, bien sûr que c'était un tournant de prendre encore un but de cette manière, juste avant la mi-temps, qui ne récompensait pas la bonne production qu'on avait faite. Si vous voulez, on pourra revenir sur cette action. Je pense qu’on n’est pas assez bien rentré dans notre deuxième mi-temps, il n'y avait pas assez d'agressivité, on a laissé un petit peu trop cette équipe manœuvrer à sa guise, imposer son tempo et puis, sur une accélération, nous faire mal avec ce deuxième but. À 0-2, ça devenait difficile face à cette équipe qui maîtrise bien, qui attend l'adversaire et qui peut accélérer pour contrer derrière. Et l’expulsion à 0-2 vient sceller le sort du match.
Pensez-vous qu’il n’y avait pas pénalty ?
Sincèrement, en l'occurrence sur cette action, la VAR dénature complètement ce qu'on attend de l'apport de cet outil, qui doit être un plus, pas pour sanctionner une équipe mais pour éviter des décisions contraires. Là, on assiste à une frappe avec un joueur qui essaie de se tourner, qui ne regarde même pas le ballon, une frappe pratiquement à bout portant qui est en train de sortir. Il n’y a aucun acteur sur le terrain, que ce soit les arbitres ou les adversaires, qui s'attend à quoi que ce soit sur cette action, et on vient mettre en l'air toute une bonne production et toute une bonne première mi-temps. Donc oui, ça fait mal. Et si on veut aller jusqu'au bout des choses, j'aimerais qu'on revienne également sur le tireur de corner qui glisse : si on regarde bien au ralenti, avec son pied d'appui, il touche le ballon qui bouge, puis il centre du pied gauche. C'est complètement dingue. Si on prend la VAR, on la prend jusqu'au bout. Ce n'est pas la première fois depuis que je suis arrivé… On a pris un penalty avec Dante, on a eu des adversaires qui ont fait la même chose et qui n’ont pas été sanctionnés. Je trouve ça légitime qu'ils ne l’aient pas été, comme je trouve complètement illégitime qu'on ait été sanctionnés pour notre part.
Vous avez eu des possibilités, qu’est-ce qui finalement a donné le plus gros coup sur la tête de votre équipe ? Est-ce que c'est ce penalty ou le fait d'avoir encaissé si rapidement en seconde mi-temps ?
C'est un tout. Ça fait mal de prendre un but de cette manière. Vous savez qu’on est en mission, entre guillemets, et que les aléas du match, les événements qui peuvent arriver ne nous épargnent pas, que ce soit des penalties comme ça ou des buts concédés dans les arrêts de jeu de première mi-temps ou en fin de match à la 98e. Il y a beaucoup de choses qui font que c'est difficile quand on prend des coups du sort comme ça, parce qu'on s’emploie. J’ai des joueurs qui sont tellement généreux, vaillants, qui repartent à chaque fois au combat, parce qu’il faut toujours repartir. C'est une telle déception ou frustration dans nos matchs qu’il faut réenclencher et toutes les semaines, c'est ce que nous opérons, et puis ils ne lâchent pas, ils sont là. On va les laisser récupérer pendant la trêve internationale, même s’il y en a onze qui vont partir, et on espère retrouver tout ce beau monde pour préparer le match de Strasbourg. Au moins, on est vaccinés, on sait que ça ne viendra que de nous et on s’emploie, on ne lâche pas. À part le match de Rennes, qui a été un non-match pour nous, je ne pense pas qu'on puisse dire qu'on voit une équipe démobilisée, baisser la tête ou lâcher. Et ça, c'est important, et ça le sera jusqu'au bout.
Outre le fait que vous avez à nouveau cinq points d'avance sur Auxerre ce soir, il y a sept buts de différence avec l’AJA. Est-ce que cela peut jouer dans la course au maintien ? Faut-il faire attention, si vous devez perdre, à ne pas perdre par de gros écarts, comme cela a pu arriver contre Rennes et Paris ?
On est conscient de la situation, comme je le dis depuis le début. On a fait un bon résultat à Angers, on avait huit points d'avance, et j'ai senti, dans les questions et les paroles de tous les médias : « Ça y est, on a fait le plus dur. » Non. Auxerre ne lâche rien, je vois les matchs qu'ils font, il y a de la qualité avec beaucoup de situations. Même lorsqu'ils ont joué à Marseille, ils ont fait bouger cette équipe de l’OM. Aucune équipe ne va lâcher. Qu'on ait 8, 5, 6 ou 3 points, on va se battre jusqu'au bout parce que c'est comme ça. On s'inscrit là-dedans et on est prêts. Il faut être prêt. On a des coups du sort, beaucoup de difficultés, mais on se relève. Ça fait partie de notre ADN de devoir cravacher et on le fera jusqu'au bout.
C'était ce soir la première titularisation de Youssouf Ndayishimiye depuis quasiment un an et sa blessure. Qu’est-ce qui vous a poussé et motivé à le titulariser ? N'était-ce pas peut-être un peu trop tôt pour lui de replonger dans le grand bain de cette manière ?
Vous voulez dire que vous l'avez trouvé mauvais ? Je ne suis pas d'accord avec vous. Je l'ai trouvé intéressant, avec une bonne première mi-temps. Il a été stable, propre techniquement, et c'était intéressant. Par rapport à ce qu'il montrait à l'entraînement, c'était bien. Après, si vous notez son match uniquement par rapport à son expulsion, c'est une autre histoire.
La réaction de Claude Puel après #ogcnpsg 🎙 pic.twitter.com/8zyqkhcM5C
— OGC Nice (@ogcnice) March 21, 2026
