Nice 0-4 Rennes
Puel : « Personne n’a envie de lâcher »
Claude Puel s’est exprimé en conférence de presse après la défaite de l’OGC Nice à l'Allianz Riviera face à Rennes lors de la 25e journée de L1 (0-4).
C’est une claque qui fait mal ce soir ?
Oui, de toute façon, toute défaite fait mal. Je dirais qu’on a créé une bonne volonté au départ mais on a été trop facilement mis hors de portée sur le premier but et puis sur la situation suivante. On a fourni un petit peu les armes à cette équipe de Rennes pour nous faire mal et prendre l’avantage. On a vu par la suite une équipe qui cherchait à se mobiliser et à avoir de bonnes réponses, mais qui a eu du mal face à une équipe qui était en confiance, qui sortait de trois victoires d'affilée et qui a su nous gérer techniquement, déjà en étant propre avec le ballon et puis, en deuxième mi-temps, en étant clinique avec le peu de situations qu'elle a eues. Le relâchement fait qu'ils ont additionné au tableau d’affichage. Voilà le résumé du match.
Vous avez essayé avec Sofiane Diop au poste de numéro 9 aujourd'hui, c'était quoi l'espoir de le mettre à ce poste-là ?
Il l'a déjà fait par le passé. En général, il a un beau volume de jeu, une endurance. C'était au départ pour essayer de dynamiser notre équipe et de faire une bonne entame. C’était pas mal sur les premières minutes, mais même là, on a senti qu'on n'accompagnait pas assez le pressing qu'on voulait exercer, donc ça a permis des ressorties de balle à cette équipe alors qu'on aurait pu être plus dense, un peu plus haut, de façon à bénéficier du travail qu'ont fait notamment en début de match Sofiane Diop et Morgane Sanson. Il est vrai qu'on essaie, avec Kevin Carlos également, avec d'autres situations. On a essayé de faire déplacer Mohamed-Ali Cho également dans l'axe. On essaie de ne pas subir une situation, tout simplement. Mais il n'y a pas grand-chose qui nous réussit : déjà les deux premiers changements qu'on a faits, ce sont deux changements sur blessures, que ce soit pour Kojo Oppong, que ce soit pour Cho, qui a joué les dernières minutes de la première mi-temps blessé. C’est une succession de choses que l'on doit affronter en cours de match et je pense qu'on n'a pas eu de réussite également sur l’ensemble du match. On a des situations qu'on n'a pas concrétisées et eux, ils ont été cliniques avec les leurs. Ils ont mis au fond le peu de situations qu’ils ont eues.
On a vu Oppong avoir un pépin physique en tout début de match. Il est resté sur le terrain, il a eu un peu de mal à marquer Estéban Lepaul sur le but et il est sorti dans la foulée. Est-ce qu'on peut savoir ce qui s'est passé pendant ces quelques minutes de flottement ? Est-ce que Kojo a voulu se tester ?
Il a ressenti quelque chose sur son premier tacle, mais il ne savait pas si c'était un coup ou si c'était musculaire, donc il a voulu continuer. Par la suite, il a demandé à sortir, donc on fera le point par rapport à ce qu'il peut avoir.
Quel levier avez-vous pour inverser cette dynamique négative en Ligue 1 ?
Il n'y a pas de secret. Là, ça fait mal. Il y a pas mal de choses depuis mon arrivée qui ont été intéressantes, avec des matchs de bonne facture qui n’ont pas été récompensés. Celui-là, dans l'ensemble, ne l'était pas, et de ne pas être récompensé, ça touche tout le monde. Il faut repartir à chaque fois. Mais c'est comme ça, c'est notre destin sur cette deuxième partie de championnat, rien ne nous sera épargné. La réussite, il faut la faire tourner dans le bon sens. Bien sûr qu'il y a beaucoup de déceptions après le match, on est touché, c'est tout à fait normal, que ce soit joueurs, staff, tout le monde. Mais on va reprendre en début de semaine, on va remettre les têtes à l'endroit, retrouver la fraîcheur nécessaire et corriger ce qui mérite d'être corrigé. On va repartir de l’avant. On sait qu'on doit se battre et je pense que l'équipe, tout le groupe, est prêt à se battre. On relève les têtes et il n’y a pas cinquante solutions. Il faut y aller avec de l’ambition dès le prochain match à Angers.
Que pouvez-vous dire aux supporters ?
Tout le monde est touché, tout le monde se bat. On doit faire mieux sur des prestations individuelles et collectives. Mais personne n'a envie de lâcher, tout le monde est touché, donc on a besoin d'eux dans ces moments difficiles. Encore une fois, il n'y a pas grand-chose qui nous est épargné. On est fautifs, bien sûr. Quand on perd sur un tel score, on sait qu'on n'a pas été performant dans tous les registres. Qu’ils sachent qu'on ne va pas lâcher et qu'on a besoin d'eux. Ça sera dur jusqu'au bout, il faut s'y préparer, il faut qu'ils s'y préparent aussi. Mais il faut qu'on soit tous solidaires et dans le même objectif : arriver à faire ce qu'on doit pour obtenir le maintien tous ensemble, et le moindre point sera important.
