Interview

Julien Sablé : « Mon groupe, c'est ma vie »

Capitaine l'an passé, le milieu de terrain occupe un rôle plus en retrait, cette saison. Mais au moins aussi précieux. Sollicité régulièrement depuis plusieurs rencontres, l'ancien Stéphanois reste fidèle à sa marque de fabrique, et la met au service du club. Julien, la défaite à Rennes l'a confirmé : l'OGC Nice dispute plus que jamais sa course pour le maintien...
Chacun des six matchs qui nous attendent sera décisif. Rien ne se fera dans la facilité, cette saison a été difficile et le sera jusqu'au bout. C'est une véritable guerre au maintien qui mêle beaucoup d'équipes. A Rennes, nous avons réalisé une performance conforme à notre situation en deuxième mi-temps. Mais pas en première, où nous avons manqué d'agressivité. Dans la situation où ils étaient, nous leur avons déroulé un tapis rouge. Quand on manque d'agressivité, on le paie cash...

Redoutes-tu le fait de devoir aller chercher le maintien à Lyon ?
Je ne le redoute pas ; je m'y prépare. Pour moi, ça se jouera à la dernière journée. L'an passé, nous pensions avoir fait le plus dur contre Lorient, lors de l'avant-dernière. On a finalement eu très chaud à Valenciennes...

Ton profil de combattant a été mis à contribution ces dernières semaines, et tu as bien répondu...
J'essaye de donner le meilleur de moi-même, en restant le plus naturel possible, sans calculer. Le groupe, le coach, le staff, les supporters, les couleurs font que je ne lâche pas. Nous partageons les mêmes valeurs ; quand je les sens en danger, je veux les défendre.

Au vu du contexte collectif, de ton temps de jeu réduit et de ta fin de contrat imminente (juin 2012), tu aurais aussi pu jouer une carte plus personnelle...
Je suis un homme de club. Je fais toujours passer l?équipe avant moi. Parfois à mon détriment, mais je ne sais pas faire autrement. C'est comme ça qu'on m'a éduqué. Il peut parfois y avoir des tensions, des moments difficiles mais mon groupe, c'est ma vie. Aujourd'hui, j'envisage chaque match comme s'il allait être le dernier. Je savoure chaque entraînement, chaque souffrance physique.