Interview

Olivier Echouafni : « La tête haute »

Le capitaine emblématique des Rouge et Noir a annoncé ce matin qu'il mettra un terme à sa carrière professionnelle en fin de saison. Olivier, tu as une déclaration à faire...
Je voulais vous faire part d'une décision que j'ai prise il y a quelques semaines : je prolonge pour trois saisons (rires). Non, sérieusement, je mets un terme à ma carrière. C'est une décision naturelle, réfléchie et ? je pense ? sage. Il est temps pour moi de penser à autre chose. J'ai dix-sept ans de carrière, un certain âge, et même si j'ai toujours la même motivation et une envie intacte, je me rends compte que mon corps ne répond plus de la même façon qu'avant... J'avais dit que je l'annoncerais une fois le maintien acquis ; c'est fait. Je pars la tête haute, avec un sentiment de devoir accompli au terme d'une saison qui n'aura pas été de tout repos.

Ton avenir ?
Nous sommes en période de réflexion avec les dirigeants avec qui on va se voir d'ici la fin de saison. J'aimerais aussi continuer ma formation d'entraineur et passer mon DEPF. Puis il y a les jeunes, à qui j'aimerais transmettre. C'est pourquoi avec Lionel Letizi, on a monté des stages pour les enfants qui débuteront le 5 juillet à Isola village (stagefoot06.com).

Des remerciements à formuler ?
A tous ceux qui ont cru en moi, forcément. Et je ne peux pas m'empêcher de penser à mes premiers éducateurs, Jean Castaneda ou Gérard Gilli. Aux gens qui m'ont toujours mis dans les meilleurs dispositions physiques, à la presse, à l'ensemble du club, aux dirigeants, actionnaires, au Directeur Général Patrick Governatori, au Président Gilbert Stellardo et aussi à l'ancienne équipe dirigeante. Je pense aussi au staff, à mes coéquipiers, aux employés du club, aux différents groupes de supporters qui ont toujours été derrière nous. Derrière moi. Je remercie aussi mon agent puis mes proches, mes parents, mes enfants et surtout ma femme. J'ai connu quatre clubs dans ma carrière ; je leur ai toujours été fidèle.

Quel restera ton souvenir le plus fort ?
Je n'aimerais pas en mettre un en particulier en avant par rapport aux autres. Mais il faut reconnaître que le 4-3 à Monaco, en 2004, restera beau. De même que la finale de Coupe de la Ligue qui, même si ratée, aura fait rêver beaucoup de monde.

Ne ressens-tu pas une certaine nostalgie ?
En début de saison, on s'était dit avec les dirigeants que ce serait une année de transition. Puis j'ai la chance de pouvoir décider de ma fin de carrière ; ça n'a pas été le cas pour beaucoup de copains. J'ai n'ai pas remporté énormément de titres. J'aurais pu en avoir plus, c'est vrai. Mais aussi moins. Je n'ai pas de regret. Je suis fier de ma carrière, de ce que j'ai pu faire et des gens que j'ai pu rencontrer.