Interview

Olivier Echouafni : « Un match particulier »

Le plus ancien des Aiglons a fait sa réapparition en Ligue 1 avec succès, au Mans, pour un match des plus délicats. Un autre approche, samedi, pour la réception du Paris-Saint-Germain... à huis clos.Chouf, tu as remplacé Didier Digard en début de partie au Mans. Voilà plus de quatre mois qu'on ne t'avait plus vu sur une pelouse de Ligue 1...
Déjà, je n'ai pas eu trop le temps de réfléchir. Il a immédiatement fallu rentrer dans le vif du sujet. Et je crois que ce qui a été important, c'est que mes premiers duels, je les ai remportés. Ça m'a mis en confiance, ça m'a permis de retrouver le rythme.

Physiquement, mentalement, comment estimes-tu t'en être sorti ?
Physiquement, c'est bien monté, crescendo, au fil de la rencontre. Et la mi-temps est arrivée au bon moment (il sourit). Je suis rentré sans avoir le temps de m'échauffer. Quand l'arbitre a sifflé la mi-temps, j'étais à la fois content de me retrouver physiquement, mentalement et de pouvoir un peu souffler. Et un peu paradoxalement, la deuxième mi-temps s'est beaucoup mieux passée. De toute façon, cela faisait deux mois que je m'entraînais normalement, j'ai joué des matchs avec la CFA2 et ça a été très important dans l'optique de garder le rythme.

Justement, quelle impression t'ont fait les jeunes joueurs de la réserve ?
Je crois que si un jour, ils ont l'espoir et le rêve de passer au-dessus, ils doivent avoir conscience que ça passe par beaucoup d'efforts. On n'a rien sans rien. Et par moments, ils se doivent d'être plus concentrés et professionnels dans leur approche du football. Ce n'est pas tout le temps le cas. La chance peut venir une fois. Parfois une deuxième. Mais souvent, ça s'arrête là. A eux d'en prendre conscience. D'autant que certains ont beaucoup de qualités...

La victoire au Mans semble avoir fait un grand bien au groupe...
Il fallait qu'on obtienne un résultat. Malgré un départ difficile, on sortait d'une bonne semaine. Au fur et à mesure de son avancement, il y avait beaucoup d'enthousiasme, de vie dans le groupe. C'est toujours malheureux quand un staff s'en va et qu'un autre arrive mais ça fait partie des règles du jeu. Ça fait partie de la vie. Quand ça ne va pas, il faut changer des choses. En l'occurrence, ça s'est fait avec un staff qui connaît bien le groupe. Des membres qui sont pour la plupart des anciens joueurs, des anciens capitaines du Gym. Ils ont beaucoup donné au club, donnent encore beaucoup. Ils ont ces couleurs dans leur c?ur. Ils ont envie de nous transmettre ça et obtenir le maintien.

« Après Le Mans, on aurait bien voulu voir ce qu'aurait pu donner le Ray... »

Samedi soir, vous recevez le PSG à huis clos...
C'est une situation que j'ai déjà vécue deux fois. Déjà avec Nice, contre Auxerre (22 octobre 2005). On avait gagné 1-0. C'est toujours un contexte particulier. Le football, on ne le conçoit pas trop de cette façon-là mais plutôt dans un esprit de fête. Malheureusement, si on en arrive là, je crois que c'est parce qu'il s'est passé des choses qui n'auraient pas dû arriver. Et aujourd'hui, les joueurs, les supporters, ceux qui n'ont rien demandé se trouvent les premiers pénalisés. Tout comme le club, financièrement, et d'autant plus que c'est un match de gala. Dommage : après notre victoire au Mans, on aurait bien voulu voir ce qu'aurait pu donner le Ray...

Sans te lancer dans une analyse, quel serait ton scenario pour la rencontre ?
Pour rester dans une bonne dynamique, un match nul serait un bon résultat. Il nous permettrait d'atteindre la barre symbolique des 30 points. Dans la tête, mine de rien, ça change tout. Surtout que Paris reste une grosse équipe avec une belle ligne d'attaque qui s'est encore illustrée le week-end dernier (victoire 4-1 contre Sochaux). A nous d'essayer de les mettre en danger sur leurs points faibles, et ils en ont quelques-uns. Ils vont arriver au Ray en confiance, sans la pression du public et ce sera un match particulier à coup sûr. Evidemment, une victoire serait encore plus la bienvenue.