Interview

David Hellebuyck : « Je me suis remis en question »

A l'image de son équipe, le milieu gaucher des Aiglons est en pleine forme depuis quelques matches. Il analyse le regain de forme de ses partenaires, et le sien. Confidences.David, ce retour au Parc ?
Paris a toujours une saveur particulière. Mais pour moi, ça n'en reste pas moins un match à gagner, comme les autres. Au PSG, il ne reste que très peu de personnes que j'ai côtoyées. J'y ai fait un passage si furtif...

Pas comme à Saint-Étienne ?
Rien à voir.

Cette victoire au Parc ?
Difficile. Nous avons su être solidaires, comme lors des dernières rencontres. En ce moment, on fait les efforts tous ensemble, défensivement notamment. Et comme nous sommes plus compacts, plus près les uns des autres, on fait mieux les efforts. Et forcément, bien assis derrière, on se crée plus d'occasions...

Une série commence...
C'est une belle série, mais il faut rester objectif : on a eu quand même de la réussite sur certains matches. Elle se provoque, certes. Mais il ne faut surtout pas relâcher les efforts...

Cette réunion de vestiaire après Lorient, elle a tout changé ?
Ce n'est jamais terminé, on peut vite retomber dans nos travers. Mais c'est vrai que cette discussion a remis les choses au clair. On s'est tous dit ce qui n'allait pas, et ce qu'il fallait qu'on fasse. Et depuis, ça va mieux.

Y as-tu toujours cru ?
Y a-t-il le choix ? Franchement, oui, j'y ai toujours cru et je n'ai jamais été proche de baisser les bras. Honnêtement, c'est vrai que le lendemain d'une déroute comme celles qu'on a connues, on a la tête dans le sac et on se demande vraiment ce qu'on peut faire. On n'y arrivait pas. Le gros souci qu'on avait, c'est de ne pas jouer groupé. Chacun faisait son truc de son côté. A un moment, ça devenait impossible et nous nous le sommes dit. Désormais, dès qu'on n'a pas le ballon on commence par se regrouper. Ça devient plus facile pour le récupérer...

Depuis quelques matches, tu jouis d'un peu plus de liberté sur le terrain, et ça se voit...
C'est vrai que le coach me fait jouer un peu plus haut sur le terrain. Mais je me suis aussi remis en question. Jusque là je faisais beaucoup d'efforts sur le terrain ? vraiment beaucoup ? mais paradoxalement ça ne payait pas. Je ne pensais qu'à défendre ! Je me suis dit qu'il valait mieux que je fasse ce que je sais faire, et que ce serait déjà pas mal. Je ne jouais pas avec mes qualités. Alors juste avant le match de Lyon, je me suis dit : « Ce soir, tu montres ce que tu es vraiment capable de faire ». Et ça a payé...

Profitez-vous de la trêve internationale pour parfaire votre condition physique ?
Non, on n'a pas fait d'endurance pure. On fait beaucoup de jeux cette semaine, et ces deux oppositions : l'une mercredi, l'autre vendredi contre Bastia.

Toulouse ?
Vraiment un match très dur, difficile. Toulouse est une grosse équipe de contre, surpuissants. Avec des joueurs en réussite et en pleine évolution. On a intérêt à vraiment redoubler d'efforts. Et continuer à faire ce qu'on fait depuis quelques semaines.