3 questions à...
De Rennes à Rennes, Seri refait le film
Il était un maillon (très) fort du milieu niçois à l'époque. Deux ans après, il en est toujours le maître à jouer. Pour son 3e exercice avec le maillot rouge et noir, Mika Seri s'est confié au cours d'un entretien à paraître dans le prochain OGCNICE.mag. En revenant, notamment, sur le Nice - Rennes du mois d'avril 2016, qui lança définitivement les Aiglons vers l'Europe.
Rennes (5e, 46 points) face au Gym (7e, 45), à l’Allianz Riviera, en plein coude à coude pour l’Europe : c’est un scénario déjà observé… Qu’est-ce qu’il t’inspire ?
Les années se ressemblent un peu. Ils sont en confiance, c’est bien pour eux. De notre côté, on doit seulement penser à rester fidèle à notre philosophie et à nos principes, peu importe qui on a en face. Nous ne nous mettons pas dans la posture du favori parce qu’on a bien négocié les deux derniers sprints. Nous nous présentons sans suffisance, confiants et déterminés. Rennes est une bonne équipe, si elle est arrivée là, c’est parce qu’elle fait de bonnes choses. Mais chez nous, on peut être redoutable, donc on ne va pas se cacher. On veut cette 5e place et on va tout faire pour l'obtenir.


Qu’est-ce qui peut faire la différence dimanche après-midi ?
Rennes peut venir avec un bloc bas et essayer de nous contrer ; ou nous presser haut et laisser des brèches derrière. Je ne sais pour quoi ils vont opter, mais nous devrons nous adapter comme nous savons le faire. Cette semaine, le coach nous fait travailler les sorties de balle pour qu’on soit prêt à tout. Il va falloir être patient, ne pas chercher la décision tout de suite, ne pas se précipiter. Ce n’est pas un match où on aura le couteau sous la gorge, il en restera d’autres derrière, donc soyons patients.
Quels souvenirs gardes-tu du match d’il y a deux ans ?
Rennes montait en puissance à cette même époque, avec un Dembélé phénoménal. On avait réussi à le priver de ballon, il avait été moins en vue. Nous avions su attendre le bon moment pour les piquer et Hatem leur avait fait mal (victoire 3-0 le 10 avril 2016, triplé du meneur de jeu, ndlr). Nous sommes quand même difficiles à jouer chez nous, nous l’étions déjà il y a deux ans...
C.D.
