Mercato

L. Favre : « On a fait le maximum »

Arrivées, départs, rumeurs, rebondissements, bluff, volte-face, accélérations : le marché des transferts demeure traditionnellement une période de doute pour chaque club de foot. Sa clôture offre aux dirigeants, au staff et aux joueurs une visibilité propice au travail et au retour de la sérénité.

« On n’est jamais "fier" d’un mercato, parce que c’est compliqué de savoir à l’avance si tout va fonctionner, on essaie de faire les choses du mieux possible. On saura en fin de saison si on a réussi ou pas ». Fidèle à ses habitudes, Jean-Pierre Rivère a refusé de tirer un bilan trop hâtif des mouvements estivaux intervenus au Gym.

Déplorant le non-alignement des dates du marché et du début des championnats, le président a illustré par un cas pratique les écueils se dressant sur la route des dirigeants niçois quand vient l’heure de négocier. « On n’a aucun plaisir à faire un mercato le dernier jour. Seulement il y a des dossiers, si vous voulez les faire au mois de juin, de juillet ou d’août, ils sont "infaisables". Je prends l’exemple de Papy Mendy, ça fait très longtemps qu’on est dessus. Mais c’est un dossier qui coûte très cher au mois de juin, un peu moins au mois de juillet, inaccessible début août et accessible sur la fin. C’est le lot des équipes comme nous, avec nos budgets. C’est comme ça. Un mercato reste un travail d’équipe où il faut être patient ».

Du côté du banc, le son de cloche ne dissone pas. Lucien Favre, le technicien vaudois, a livré une opinion pertinente sur la gestion du marché rouge et noir. « On a fait le maximum. C’était très dur, ça continuera de l’être, logiquement, par rapport à d’autres clubs qui ont plus de moyens. Ce mercato qui dure, c’est toujours très dangereux, d’une manière ou d’une autre, mais je trouve que c’est un bon travail qui a été fait. Maintenant, l’important, c’est de trouver l’amalgame et le système qui correspond le mieux aux joueurs à disposition  ».