Rétro 2016

Et Nice retrouva l'Europe...

19 ans que la plus belle ville du monde n'avait pas ouvert ses portes à une Coupe d'Europe. Une vie pour les plus jeunes, un lointain souvenir pour les autres. Depuis la réception du Slavia Prague et un nul au parfum de succès, pour être précis. Certes, le 3e millénaire rouge et noir avait déjà connu quelques tressautements continentaux avant 2016. Ceux-ci se nomment Coupe Interoto (2003/2004 et 2004/2005) et tour préliminaire d'Europa League (2013/2014). Mais depuis 19 ans, la grande Europe n'avait pas posé ses valises à Nice. Elle fut donc dignement fêtée par les Niçois.

Brûlante genèse

Pour prendre la mesure de l'attente suscitée par les batailles continentales, il convient de remonter au soir où elles furent quasiment certaines de revoir la capitale azuréenne. En l'occurrence un bouillonnant Nice – St-Etienne ayant permis au Gym d'assurer au moins un tour préliminaire (qui se transforma en phase de poule avec un succès à Guingamp et la victoire de Paris dans les 2 coupes nationales). Face à un adversaire historique, l'Allianz fit tomber son record d'affluence et contempla le spectacle avec amour. Sur le pré, les Aiglons validèrent leur parcours grâce à un doublé de Valère Germain. En dehors, les amoureux du Gym se montrèrent au moins aussi forts que les acteurs cramponnés. Quelle soirée !

Schalke, rude entrée en matière

Pour sa première représentation à l'Allianz, l'Europa League réserva un gros morceau au groupe de Lucien Favre. Une pièce venue tout droit de la Ruhr et de la Bundesliga : Schalke 04. Un poids lourd. Fut-ce la pression, la qualité de l'adversaire, l'inconnue d'une première pour la majorité des Aiglons ? Peut-être bien un peu des 3, mais le Gym eut du mal à exister face à la grosse machine bleue. Du moins dans le jeu, qui incarne d'ordinaire sa plus grande force. Les Allemands imposèrent donc une pression constante aux locaux, lesquels résistèrent longtemps et finirent par plier sur un but de Baba. Une première cruelle mais riche d'enseignements...

Krasnodar, première victoire à la maison

Déjà victorieux à Salzbourg, les Aiglons ont dû attendre l'ultime représentation de la phase de poules pour offrir à leurs supporters la joie d'un succès sur leur terre. Le Gym éliminé et le duel à Paris dans la mire, Lucien Favre rajeunit son équipe face à des Russes déjà qualifiés. Les pichouns, encadrés par un élément d'expérience par ligne, firent mieux que résister. Menés au score, il revinrent dans le match sur une panenka de Bosetti et l'emportèrent sur un but du droit de Max Le Marchand, de retour aux affaires après une blessure au genou l'ayant éloigné des terrains 7 mois.