Rétrospective

Les dimanches à la maison

Alors que l'Allianz Riviera se prépare à revêtir ses habits de fête pour la dernière fois de l'année ce dimanche (match à 15h face à Dijon), retour sur les précédentes rencontres dominicales disputées par les Rouge et Noir dans leur antre lors de l'année 2016.

7 victoires, 2 matchs nuls. 21 buts marqués. 6 encaissés. Au-delà des souvenirs engrangés au cours de ces 9 rendez-vous forts en émotions, les chiffres reflètent une réalité bienveillante : le dimanche à la maison, c'est le jour du Gym. 

Nice, mon amour (Nice 1 - 1 Marseille, le 14 février) 

En ce soir de Saint-Valentin, et devant 28 659 âmes venues poursuivre leur romance rouge et noire, les joueurs de Claude Puel partagèrent les points avec des Marseillais moribonds mais bien décidés à troubler la fête. Menés depuis la 28ème minute, les Niçois égalisèrent peu avant à l'heure de jeu, lorsque Valère Germain reprit un centre tendu de Vincent Koziello, pour ce premier grand dimanche de l'année 2016.

adieu Pancho (Nice 3 - 0 GFC Ajaccio, le 20 mars)

Après avoir rendu hommage au « capitaine de l’histoire » du Gym, Pancho Gonzalez, décédé à l'âge de 89 ans, les coéquipiers d'un Hatem Ben Arfa étincellant poursuivirent leur marche en avant, en écrasant les Corses. L'international français ouvrit le score, servit Alassane Plea sur un plateau pour le deuxième, avant d'assister au dernier but de Mika Seri.

Hatem on t'aime (Nice 3 - 0 Rennes, le 10 avril)

À la lutte pour une place européenne, le Gym, 5ème, comptait un point de retard sur les Bretons (4èmes). Mais ça, c'était avant. Avant qu'Hatem Ben Arfa ne fasse lever à trois reprises une Allianz Riviera aux anges. Avec un penalty, une frappe croisée du droit et un missile du gauche, Hatem et les Niçois lancèrent de la meilleure des manières un sprint final achevé au pied du podium.

La tête ailleurs (

Nice 1 - 0 Rennes, le 14 août)

C'est dans une tout autre ambiance que les Aiglons recevèrent à nouveau le Stade Rennais lors de la première sortie de la saison 2016-2017. Touché au plus profond de sa chair par l'attentat survenu un mois auparavant sur la Promenade des Anglais, le peuple niçois, tout de blanc vêtu, rendit un poignant hommage aux victimes de cette tragédie. Comme un symbole, c'est le Pitchoun Malang Sarr qui inscrivit le but de la victoire pour son premier match en professionnel.

Suuuper mario !  (NICE 3 - 2 Marseille, le 11 septembre)

Bien lancé avec 2 victoires et un nul en 3 matchs, les Niçois avaient fait le déplacement en nombre (31 194 spectateurs) pour accueillir comme il se devait Younes Belhanda et Mario Balotelli. L'international Italien ne perdit pas de temps pour les remerier, avec un doublé face aux Marseillais. Les "lalalalalalalalalalaaa Super Marioooo" pouvaient résonner dans les travées de l'Allianz Riviera, pendant que les Marseillais ressassaient leurs présomptueuses déclarations d'avant match.

ciao rené, grazie Mario (Nice 2 - 1 Lorient, le 2 octobre)

Avant la rencontre, le public, les joueurs et le staff du Gym s'associèrent à la famille de René Marsiglia pour honorer la mémoire de l'ancien joueur, formateur et entraîneur du club, décédé le week-end précédent. Sur le terrain, alors que les Lorientais causèrent de multiples problèmes aux Aiglons, le salut sortit tout droit du pied droit génial de Mario Balotelli, libérant tout un stade à 2 minutes du terme d'une lumineuse frape en lucarne.

des canaris au goûter (Nice 4 - 1 Nantes le 30 octobre)

Sous un grand soleil, et devant près de 25 000 spectateurs survoltés, les leaders Niçois croquèrent les Canaris, grâce à un doublé de Wylan Cyprien et à deux réalisations signées Plea et Balotelli. Parfait.

Quand ça ne veut pas... (Nice 1 - 1 Bastia le 27 novembre à 17h)

Face à des Bastiais accrocheurs, les joueurs de Lucien Favre pensaient avoir fait le plus dur lorsqu'Alassane Plea fit trembler les filets de Leca. Mais les Corses égalisèrent, avant d'être sauvés par leur portier, puis par des montants capricieux devant Sarr puis Plea. Les Rouge et Noir se contentèrent d'un point du match nul synonyme de frustration.

Dans un fauteuil (Nice 3 - 0 Toulouse, le 4 décembre)

Repartis du bon pied depuis ce point amer concédé face aux Bastiais, Younes Belhanda et ses coéquipiers recevaient le Toulouse FC de Pascal Dupraz deux journées plus tard. Obligés de l'emporter pour reprendre le fauteuil de Leader subtilisé la veille par Monaco, les Aiglons triomphèrent grâce à des buts de l'inévitable Plea, suivi d'un délicieux lob de Belhanda et d'un dernier but de Mika Seri, au terme d'une merveille d'action collective.

Place désormais à Dijon (match ce dimanche à 15h), devant une Allianz Riviera bien garnie, et qui entend clôturer l'année par un nouveau dimanche ensoleillé...

F.H