Ambiance

Ce doux parfum d'Europe...

Malgré la défaite, Nice a eu l'opportunité de se frotter à un niveau aussi élevé qu'enrichissant.

Il faut l'avouer : le jeudi n'est pas le jour le plus langui de la semaine. En mai, il a cependant pris une toute autre signification pour le football niçois. Plus encore dans le sillage d'un derby – et d'un début de saison – de folie.

On l'a déjà assez répété : le Gym n’avait plus vécu ça depuis dix-neuf ans. Autrement dit une éternité. Alors quand l'Europa League vient parfumer l'Allianz Riviera pour la première fois, comment ne pas vouloir s'en enivrer ?

Des teintes oranges inhabituelles, un logo pulvérisé aux quatre coins de l'arène jusque sur la manche des Aiglons : nous y voilà. L'Europa League est à Nice. C'est officiel. Ça se voit et ça s'entend. Car s'il est moins connu que celui de la Champion's League, l'hymne de la compétition réserve son petit effet. Le vol de Mèfi, Nissa la Bella prennent une autre envergure. Et chaque chant quelques décibels de plus.

Une somme de petits détails qui décuplent les sentiments. La tension sur un geste défensif, l'espoir sur la moindre chevauchée. Et donnent à chacun l'envie de s'impliquer davantage. Balle au pied ou de la voix.

Côté visiteurs, un parcage plein comme jamais. Facilement identifiables en ville dans la journée, les 1.700 supporters allemands ont rempli leur secteur. Mais pas au point de faire concurrence à leurs hôtes. Au sud du stade, un magnifique voile a couvert la tribune à l'entrée des acteurs. A l'opposé, des ballons blancs, rouges et noirs.

L'Allianz Riviera a goûté à l'Europe. Elle la retrouvera le 3 novembre. D'ici là, les Aiglons auront volé en Russie et en Autriche. De quoi renforcer leur bagage avant la prochaine soirée européenne.