Apam
Le roc évoque ses souvenirs
Il a fait partie de ces défenseurs qui ont fait rugir le Ray de plaisir. Et pour cause, lorsqu'il se collait à un attaquant, Onyekachi Apam n'hésitait pas à faire parler son physique, sa puissance pour se faire respecter... Homme fort du Gym de Frederic Antonetti – un coach qu'il a suivi à Rennes -, le défenseur nigérian (28 ans) a dépassé la barre des 100 matchs en rouge et noir, entre 2006 et 2010, avant d'être handicapé par les blessures durant la suite de son parcours. De ne jouer qu'une trentaine de rencontres durant ses 3 saisons en Bretagne, et de tenter une (très) courte aventure aux Etats-Unis, à Seattle, l'hiver dernier. Présent (avec son fils) à l'Allianz Riviera dans le cadre des 110 ans du club à l'occasion de la rencontre face à Caen, l'ancien roc de la forteresse niçoise en a profité pour nous donner de ses nouvelles, et replonger un peu dans le passé.
Apam, comment se sont déroulés ces quelques mois aux Etats-Unis ?
Plutôt bien, même si je ne suis vraiment pas resté longtemps. Je n'ai pas eu le temps de donner ce que je pouvais à l'équipe, mais dans l'ensemble, c'était plutôt positif. Maintenant, c'est fini, je suis libre, et je vais bien voir comment ça va se dérouler cet été, car je ne sais pas du tout où je vais aller.
Qu'est-ce que ça te fait de revenir à Nice ?
Je le fais dès que possible, car j'ai mon fils qui vit ici, et ça fait toujours du bien. J'aime la ville de Nice, le Gym est un bon club : c'est comme une maison pour moi. Et au-delà du club, ça me fait plaisir de voir les supporters et de passer de bons moments avec eux, ça fait du bien.
Quel est le souvenir le plus fort que tu gardes de ton passage sur la Côte d'Azur ?
Je n'ai passé que des bons moments à Nice, je n'ai aucun regret, ni mauvais souvenirs, car je n'ai vécu que des choses bien. Il y a beaucoup de matches auxquels je pense, mais celui que je garde particulièrement en tête est le premier face à Marseille, un grand club avec des grands joueurs. C'était chaud, le Ray était magnifique. C'est un souvenir particulier, parce que c'était mon premier match en L1, mon premier match en France. On ne peut pas oublier ça dans une carrière.

Tu avais mené la vie dure à un certain Franck Ribery...
(Rires) Je pense, mais je ne me rappelle pas bien...

A l'époque, tu as aussi lutter pour ton maintien avec le club, est-ce qu'un tel combat te plaisait ?
Bien sûr. C'est dur dans la tête, mais je pense que ça te donne encore plus envie, et ça te pousse à faire le maximum chaque semaine. Si ce n'est pas le cas, tu perds. Et si tu perds, tu descends : la pression est présente, ça te stimule encore plus.
Quelles pouvaient être les différences avec l'équipe actuelle ?
Ce n'est pas la même chose. Déjà, il y a le nouveau stade, et puis l'équipe d'aujourd'hui est composée de joueurs avec un profil différent. Cette saison, il y a beaucoup de jeunes éléments ayant du talent qui seront encore meilleurs dans le futur. En ce moment, c'est un peu difficile, mais je pense que ce sera mieux à l'avenir.
C.D.
