Interview
Didier Digard : « Un groupe très soudé »
Le capitaine des Aiglons fête son vingt-huitième anniversaire, ce samedi. Un jour qui correspond à la fin du stage des Aiglons à Divonne-les-Bains, marquée par leur premier match amical, à 18 heures, contre les Girondins de Bordeaux.
Didier, quel est ton ressenti à l'issue de ce stage ?
C'est une période que l'on apprend à apprécier au fil des années. On prend conscience de son importance pour la suite de la saison. Nous passons peu de temps auprès de nos proches mais ce sont toujours des périodes sympas. L'ambiance est bonne, la pression du résultat n'existe pas. C'est le temps des retrouvailles et on les apprécie beaucoup.
Votre deuxième semaine de préparation touche à sa fin...
C'est vraiment le début. Sans match, et avec les nombreux jeunes qui nous ont rejoints, nous manquons encore de repères. Mais petit à petit, justement, nous allons enchaîner les amicaux, nous remettre au niveau techniquement. Et si ce n'est pas vraiment la priorité, nous allons déjà vouloir gagner.
La météo couverte toute la semaine ?
La fraicheur fait du bien. Elle nous permet d'effectuer des séances plus soutenues sans prendre de gros risque lié à la chaleur. Sans la pluie, j'aurais préféré.

Les nouveaux ?
Comme chacun d'entre-nous à son époque, ils arrivent parmi un groupe qui vit bien. Outre le football, le recrutement se fait aussi par rapport à l'humain, et ceux qui arrivent sont bien souvent de bons mecs. Les choses se font rapidement, naturellement. Aujourd'hui, ils font partie du groupe à part entière.
Les ambitions ?
Nous voulons faire le mieux possible. En commençant par conserver notre état d'esprit. Notre groupe est jeune, nous n'avons pas l'effectif du PSG ou d'une autre grosse écurie. Mais avec nos moyens, nous avons un vestiaire et un club très soudé. Nous allons faire en sorte de figurer le mieux possible, dans la première partie de tableau, grappiller des places au fur et à mesure. Et si nous pouvions ramener une coupe à Nice, ce serait super.
Ce samedi 12 juillet, tu célèbres ton vingt-huitième anniversaire...
Le temps passe, mais ça reste malgré tout très jeune ! Je joue en professionnel depuis maintenant dix ans. J'ai connu quelques préparations, quelques stages. Et quand je vois les jeunes arriver, ça me ramène à mes premiers pas. Je vois aussi que je prends beaucoup de plaisir, que je suis toujours aussi heureux d'être là.
Chaque année ou presque, tu souffles tes bougies en stage !
C'est vrai. Mes enfants aimeraient bien que je sois avec eux, mais on se rattrapera à mon retour.
La finale de la Coupe du Monde ?
La Colombie était mon favori. J'avais aussi espoir que la France fasse quelque chose. Mais je n'ai pas vraiment de choix pour cette finale. A la limite, si l'Argentine pouvait gagner pour faire plaisir à Dario, ça m'irait très bien.
Y.F.
