Interview croisée
« Nous partageons la même expérience »
Niklas Hult et Julien Vercauteren sont les deux premiers renforts estivaux du Gym. Camarades de chambre lors du premier stage d'avant-saison à Divonne-les-Bains, le Suédois et le Belge racontent leur intégration parmi l'effectif rouge et noir.
Votre ressenti sur ce début de stage ?
Julien Vercauteren : Je me sens beaucoup mieux. A Nice, une fois les entraînements terminés, chacun repartait de son côté. En stage, nous apprenons à connaître les autres. Et dans une aussi bonne ambiance, c'est encore plus facile.
Niklas Hult : Beaucoup d'entraînements, de rythme, de difficulté. Mais ça fait du bien. Sur le terrain ou lors des moments de vie, nous découvrons comment chacun fonctionne, quelles sont les habitudes. C'est très important. C'est vraiment un bon groupe, tout le monde est super avec nous. On voit que ce groupe est soudé, et les anciens nous y intègrent très bien.
J.V. : Nous cherchons à nous intégrer, mais eux-aussi font l'effort. Leur accueil est excellent. C'est vraiment agréable.

Les entraînements ?
J.V. : Je ne m'étais jamais entraîné neuf fois en trois jours. Le repos prend encore plus d'importance. Les soins, aussi. En Belgique, je les faisais tout seul. Ici, un staff est là pour nous assister, nous expliquer, nous aider à nous étirer... J'apprends beaucoup.
N.H. : En Suède, la préparation s'étalait sur trois ou quatre mois, mais je ne m'étais jamais entraîné plus de deux fois par jour. Je n'avais pas non plus l'habitude de travailler autant le haut du corps à la musculation. Il faut prendre le pli, bien sûr. Mais ça fait du bien.
J.V. : Quant au niveau, ça va plus vite, c'est plus costaud, ça rentre dedans. Les joueurs mettent beaucoup d'intensité.
N.H. : Il y a beaucoup de qualité chez les joueurs. Et à chaque entraînement, tu apprends. Tu te sens progresser.
Le lieu de stage ?
N.H. : Infrastructures, nourriture, encadrement : le cadre est excellent. En revanche, la météo n'a rien à voir avec celle de Nice. Elle ressemble davantage à celle de la Belgique ou de la Suède !
J.V. : C'est le temps de chez nous, on a l'habitude ! Mais je préfère quand même Nice. S'entraîner sous la pluie, ce n'est pas toujours évident. A Nice, avec le soleil, tu es content quand tu arrives sur le terrain. Et la chaleur, tu t'y fais.
N.H. : Ça ne me gène pas tellement non plus.

Comme le veut la tradition, vous avez dû y aller de votre discours et d'une chanson devant vos nouveaux partenaires...
N.H. : J'avais le cœur qui battait à 2000 ! Mais ça s'est bien passé. Et pour le coup, c'était plus simple qu'en Suède. Dans mon ancien club, les nouveaux devaient préparer un show d'une heure ! Musique, danse : c'était fou (rires) !
J.V. : Moi, je comptais chanter « Papaoutai », de Stromae. Mais Olivier (Boscagli, le benjamin du groupe) m'a devancé la veille. J'ai donc fait un remix, « Mamaoutai ». De la triche ? Non, c'était la seule que je connais vraiment (rires) !
Vos moments de repos ?
J.V. : Nous regardons la télé, nous donnons des nouvelles à nos proches. Nous discutons beaucoup, aussi. Dans mon ancien club, vu le nombre d'anglophones, j'ai dû apprendre la langue.
N.H. : Et il se débrouille très bien !
J.V. : Yes, very good (rires) ! Mais Niklas essaye aussi de parler français. Il tient vraiment à s'intégrer.
N.H. : Je commence à comprendre le vocabulaire français du football. Quand mes coéquipiers se parlent, j'intercepte quelques mots à la volée, j'enregistre. Ça commence à rentrer. Le fait d'être arrivé en même temps que Julien facilite aussi les choses. Nous partageons la même expérience au même moment, nous échangeons nos ressentis.

Votre famille et vos proches ?
J.V. : J'ai eu la chance d'être accompagné par mon père la semaine de la reprise. A mon retour de stage, ce sont ma mère et mes petits frères qui seront à Nice.
N.H. : Ils nous manquent, c'est sûr. Mais ça fait partie du métier. Nous nous appelons, ils consultent régulièrement le site du club et me voient heureux. Donc ils sont heureux.
La suite de la préparation ?
J.V. : J'espère que tout va bien se passer, que je vais éviter les blessures et monter en puissance. Collectivement, j'espère que l'équipe va réussir une belle préparation pour bien commencer la saison.
N.H. : Rester en forme, ne pas se blesser, voilà.
J.V. : J'ai quand même hâte de jouer contre Bordeaux. Même si nous n'en sommes qu'au début de la préparation, j'ai très envie de voir ce que va donner l'opposition contre un autre club de Ligue 1.
N.H. : Oui, pour clôturer cette semaine d'entraînement, un match est le bienvenu.
Y.F.
