Interview
« Un petit rêve qui se réalise »
Formé à Anderlecht, Julien Vercauteren rejoint Nice en provenance de Lierse (première division belge). A 21 ans, le milieu offensif polyvalent quitte pour la première fois son pays natal pour un club qui l'a séduit.
Julien, pourquoi l'OGC Nice ?
J'ai été informé de l'intérêt du club il y a environ six mois. J'ai été très flatté. Et à partir de là, je me suis renseigné par tous les moyens. J'ai consulté le site, je me suis documenté sur le club, j'ai regardé des vidéos...
Qu'est-il ressorti de tes recherches ?
Une image de professionnalisme. L'OGC Nice est un club à la fois ambitieux et familial. J'ai aussi été marqué par la confiance qu'il accorde aux jeunes. En regardant les matchs, j'ai trouvé l'équipe solidaire. Il n'y a pas d'individualiste ; chacun se bat pour l'autre. Claude Puel est aussi connu pour faire progresser ses joueurs. Il a su tirer le meilleur de joueurs comme Benzema, Abidal, il a lancé Eden Hazard... Ça me donne très envie de travailler avec lui. Quant au futur centre d'entraînement, il me plaît beaucoup.
La difficile saison vécue par ton nouveau club ne t'a jamais refroidi ?
Ça ne m'a pas fait peur, non. Je sais qu'il y avait beaucoup de blessés, et on sait à quel point cela peut porter préjudice à une équipe. Le Gym a également perdu de points dans les dernières secondes. Ça fait très mal...
Ton profil ?
Mon poste de prédilection, c'est milieu offensif. Mais je peux également jouer à droite comme à gauche. Je suis droitier, mais mon pied gauche est gentil aussi (rires). J'ai du mal à parler de moi mais on me compare généralement à un joueur technique, avec une bonne vision du jeu. Je suis vif sur les premiers mètres.
Tes dernières années ?
Je suis encore jeune. J'ai dû être patient, d'abord m'imposer en réserve avant d'avoir ma chance en équipe première. Lorsque j'ai eu ma chance, j'ai répété les apparitions puis les titularisations. J'ai eu plus de temps de jeu cette année.
« Je n'aime pas perdre »
Quel a été le discours du coach avec toi ?
La première fois que nous nous sommes rencontrés, il m'a surtout expliqué comment il travaille. J'ai aussi compris qu'il est un gagnant. Qu'il n'aime pas perdre. Moi non plus...
Le football belge ?
L'équipe nationale est montée en puissance ces dernières années avec des joueurs qui jouent dans les plus grands championnats. Le championnat belge est également de bon niveau avec des équipes comme Anderlecht, le Standard, Bruges, Genk...
Et la Ligue 1 ?
Je la suis depuis petit grâce à Téléfoot, que je regardais tous les dimanches matin. Ce championnat m'a toujours plu et attiré. Plusieurs de mes compatriotes s'y sont également illustrés : Hazard, Ferreira-Carrasco, Bruno, Origi ou encore... Brüls.

« Une ambiance qui m'a attiré »
Comment envisages-tu ton premier changement de pays ?
L'avantage, c'est que je parle déjà la langue. Mais ça va être une autre vie, c'est certain. Une nouvelle culture, de nouvelles personnes à rencontrer. Tout est nouveau, tout est positif. Un bon club, une belle ville, un stade qui fait rêver. Un bon coach, une belle équipe. Et de très bons supporters, d'après ce que j'ai pu voir sur les vidéos. Ici, je sais que ça chante pendant tout le match. C'est aussi cette ambiance qui m'a attiré.
Ton objectif ?
Avoir le plus de temps de jeu possible et aider l'équipe. Être efficace.
Le mot de la fin ?
J'aimerais juste remercier l'OGC Nice de m'avoir accueilli, de me témoigner sa confiance. C'est un petit rêve qui se réalise. Merci à toutes les personnes qui me soutiennent : ma famille, mon agent, mes proches. Maintenant, beaucoup de travail m'attend. Et ça me convient très bien.
Y.F.
