France 1-1 Paraguay

Nice en bleu, blanc, rouge… et noir

Il aura fallu attendre 44 ans pour revoir les Bleus à Nice. Nul ne sait combien de temps il faudra patienter avant que l’Equipe de France ne revienne à l’Allianz Riviera.

Encouragée comme l’a été et dans ce si bel écrin, on aurait tendance à dire qu’il ne faudra pas compter en décennies cette fois, mais en années, tout au plus. Le temps d’inaugurer d’autres nouvelles enceintes. Dimanche soir, avec ses 35 200 spectateurs (nouveau record d'affluence après les 35 030 de la rencontre face au Paris SG) Nice s’est très certainement inscrite désormais dans la liste des points de chute des tournées des Bleus.

Car le public niçois a fait honneur à l’équipe nationale. Entonnant à pleins poumons « La Marseillaise », accompagnant les « olas », et poussant la formation d’Hugo Lloris à la victoire. Même si un but malheureux de Caceres en fin de partie l’en a privée.

Surtout, le chœur nissart et notamment les fidèles de la Populaire Sud rassemblés dans leur tribune ont démontré, si tant est que la question se posait, que l’on pouvait soutenir l’équipe nationale, tout en cultivant sa différence. Ainsi, le stade n’aura pas seulement vibré au son des uniques « allez les bleus » portés par le club des supporters de l’équipe de France. L’ambiance se sera aussi colorée de nissartitude, avec un magnifique « Nissa la bella » et plusieurs clappings. Alors que la fierté de voir l’un de ses enfants porter le brassard de capitaine de la nation était perceptible.

Après le match, Didier Deschamps soulignait la « très belle ambiance » dans laquelle avaient évolué ses joueurs. Un élan a été donné par la qualification contre l’Ukraine. Un enthousiasme est né dans l’opinion publique. La soirée niçoise l’a prolongé. En bleu, blanc, rouge… et noir.

Photos Nice-Matin & OGC Nice Médias