Interview

Sandro Salvioni : « Douze ans déjà... »

Samedi soir, l'entraîneur italien a assisté à son premier match du Gym à l'Allianz Riviera. A la tête des Aiglons entre 2000 et 2002, il reste très attaché au club qu'il a mené vers la Ligue 1.

Sandro, vous êtes venu découvrir le nouveau stade de votre ancienne équipe...
Je suis souvent venu au Ray, ces dernières années. Mais il s'agissait bien de ma première fois à l'Allianz. Le stade est magnifique. Le club a pris une autre dimension. Même si mes souvenirs et mon cœur restent au Ray, ça me fait toujours très plaisir de venir à Nice. Je reste très attaché à la ville. J'y ai même acheté un appartement.

Votre saison ?
Je l'ai commencée à Lugano (D2 suisse). Nous avons monté une belle équipe. Après dix journées, nous étions leaders. Mais la direction du club n'a pas été correcte avec Francesco Grillo, mon directeur sportif, avec qui je travaillais déjà à Nice. J'ai donc démissionné, malgré notre excellent début de championnat. C'est rare ? Moi, je suis comme ça.

La suite de votre carrière ?
J'ai soixante ans, mais ma passion pour le football est immense. Ma vie est sur le terrain. J'ai des contacts, des gens qui m'ont témoigné leur intérêt. On verra ce qu'il en advient dans les prochains mois...

La montée avec le Gym en 2002 ?
Douze ans, déjà... A vrai dire, cette époque me manque un peu. Ma première saison, nous avons commencé devant 5 000, 6 000 personnes... Le dernier match de ma deuxième année, contre Istres, il y avait 15 000 personnes. Je me souviens aussi de ce match contre Le Mans, concurrent direct à l'accession. Ils ouvrent le score chez nous, nous égalisons. Ils en mettent un deuxième, nous aussi. Et à la 94e minute, Malek Cherrad nous donnait la victoire. C'est là que nous avons assuré notre montée. Que de souvenirs... L'Allianz Riviera est un stade sublime. Mais pour être honnête, mon cœur reste au Ray.

Avez-vous gardé contact avec des joueurs de l'époque ?
Très peu. Je vois toujours Fabio Cinetti, qui était mon adjoint à Lugano. Il n'habite pas très loin de chez moi. Des fois, j'ai également Didié Angan, au téléphone. Il est devenu agent.

Votre avis sur l'équipe actuelle ?
Je l'aime beaucoup. Malgré la défaite, je trouve qu'elle produit un beau football, rapide. J'aime beaucoup Bauthéac, Mendy et Kolodziejczak. Et cette ambiance, tout ce monde, l'aigle... C'est magnifique. 

Y.F.