Interview
Kolo : « Rester pro jusqu'au bout »
Maintenus depuis dimanche, les Aiglons n'entendent pas relâcher la pression sur les deux dernières journées. A Annecy puis contre Lyon, deux adversaires aux enjeux cruciaux, le latéral gauche et ses partenaires entendent « grappiller des points » pour finir sur une bonne note.
Kolo, le maintien est enfin acquis...
C'est un soulagement. La saison a été longue, pénible, entachée par des pépins pour beaucoup d'entre nous. Avec un groupe d'une telle qualité, nous pouvons et voulons faire beaucoup mieux l'an prochain. Avec d'autres ambitions.
Fallait-il s'attendre à une saison si difficile ?
Je me doutais qu'elle serait plus compliquée que la précédente. Mais peut-être pas à ce point. L'élimination d'Europa League nous a mis un coup derrière la tête, avant que nous n'enchainions sur de nombreuses blessures. Mentalement, ce fut très compliqué. Mais nous avons su faire preuve de caractère pour redresser la tête et prendre les points nécessaires. Il faut aussi reconnaître le mérite de nos supporters. Après sept défaites d'affilée, ils auraient pu s'en prendre à nous. Au contraire, ils ont redoublé leur soutien. Il faut en être conscient et les remercier pour cela. J'espère qu'ils se comporteront toujours ainsi.
Qu'as-tu pensé de Sochaux, à deux journées d'accomplir un miracle ?
Entre l'aller et le retour, ils ont montré deux visages complètement différent. En décembre, ils étaient à la rue. Mais aujourd'hui, on les voit en pleine confiance, ils jouent relâchés. Leur entraîneur arrivé à l'automne a visiblement changé beaucoup de choses. Je ne serais d'ailleurs pas surpris qu'ils restent en Ligue 1. En tout cas, ils le méritent. D'autant que Sochaux est un club important dans l'histoire du championnat.
« Nous voulons rendre hommage aux supporters »
Votre prochain adversaire, Evian Thonon Gaillard, lutte aussi pour le maintien...
Ils vont jouer leur vie aussi. Ils n'ont pas le droit au faux pas. C'est pourquoi nous nous attendons à un match avec beaucoup d'engagement, de duels. Mais nous nous préparons comme il le faut. On pourrait imaginer que le maintien acquis, nous allons nous relâcher. Mais pas du tout : nous allons rester pro jusqu'au bout. Nous ne voulons pas lever le pied ; il y a des places à grappiller.

Pour le dernier match, vous affronterez une équipe également ambitieuse...
Lyon est en train de terminer fort. Ils veulent accrocher l'Europa League. Encore une fois, il va s'agir d'un match à enjeu et compliqué. Mais nous voulons faire plaisir à nos supporters, leur rendre hommage. Nous voulons bien terminer pour partir sereinement et attaquer la saison prochaine sur de bonnes bases.
Hier vous a été présenté le projet de nouveau centre d'entraînement. Qu'en as-tu pensé ?
C'est bien, c'est un très beau projet. J'ai hâte de le voir fini. Ça va changer la vie de tout le monde. Le club, ses salariés... Un stade est important mais un centre d'entraînement l'est au moins autant. C'était un passage obligé pour grandir encore.

En tant que parrain de la fondation Special Olympics, tu as également rendu visite aux enfants qui préparent les Jeux Mondiaux de Los Angeles 2015...
Je les vois tous les deux-trois mois. Nous commençons à nous connaître, nous avons notre petite complicité. Ils me parlent plus facilement et n'hésitent pas à me rentrer dedans bien comme il faut (rires). Tout le monde est heureux, c'est le plus important. Ils continuent de se préparer pour Los Angeles. Pourquoi ne pas les accompagner jusque là-bas ?
Y.F.
