Interview

Kevin Anin : « On est ensemble »

Les Niçois ne l'ont pas oublié. Et lui non plus. Touché par les nombreuses marques de soutien reçues ces derniers mois et cette semaine sur nos médias, le numéro 17 réaffirme son envie de venir prochainement à l'Allianz Riviera.

Kevin, peux-tu nous donner de tes nouvelles ?
Je vis à Lorient, toujours bien entouré. Je peux compter sur ma copine, ma mère, ma sœur... Ce que je vis est long, difficile. Mais surmontable. Les messages que m'envoient les gens m'aident énormément. J'ai reçu beaucoup de beaux témoignages, de cartes postales de personnes que je ne connaissais pas. Ils me disent que même absent, je suis toujours là.

Des soutiens touchants ?
Je ne suis pas "m'as-tu-vu". Je n'ai jamais aimé que l'on parle de moi. Mais les messages et les clins d'oeil que l'on me fait, notamment cette semaine, me font vraiment très plaisir. Je voudrais aussi remercier le Maire de Nice qui m'a envoyé une belle médaille, un livre, des courriers. A mes yeux, c'est vraiment louable. A Nice, j'étais proche de pas mal de supporters, de mecs que je croisais à l'entraînement. Beaucoup de gens bien, vrais. C'est cette identité qui me plaît. Et c'est pourquoi nous serons toujours ensemble.

Vendredi pendant l'échauffement, les Aiglons porteront un t-shirt floqué du numéro 17 de Kevin (de gauche à droite : Palun, Kolodziejczak, Traore et Mendy)..

En novembre, la veille du match à Lorient, tes coéquipiers t'ont rendu une visite surprise...
Je comptais aller les voir au stade. Je m'imaginais leur rendre visite au vestiaire. Je pensais que ce serait moi qui irait vers eux. A la place, je me suis retrouvé avec 23 ou 24 personnes chez moi !

Le public niçois languit de te voir ici...
Je leur ai promis de venir. En début de saison, c'était compliqué. Mais désormais, tout n'est plus qu'une question d'organisation. J'ai l'intention de venir, c'est certain. Avec le recul, je réalise encore plus à quel point la ville était magnifique. J'adorais mon quartier, mon appartement. J'ai vraiment envie d'y revenir. En attendant, je passe un gros salut aux Niçois. Je leur souhaite une belle victoire contre Paris et, d'une manière générale, tout le bonheur possible. Il faut profiter de ce que l'on a, rester conscient. Je ne les oublie pas ; on est ensemble.

Y.F.