Statistique
La bonne réaction
C’est une première et elle a du sens. Alors que Claude Puel soulignait le « caractère » de son équipe dans la zone mixte du stade Chaban-Delmas, une statistique venait appuyer son propos. Sa formation a réussi à relever la tête après avoir encaissé le premier but à l’extérieur et ne pas rentrer bredouille de son déplacement. Ce n’était encore pas arrivé cette saison. Précédemment, dix fois les Aiglons avaient subi l’ouverture du score hors de leurs bases. Dix fois ils avaient fini par s’incliner. Même si à Valenciennes (2-1), ils étaient quand même parvenus, dans un premier temps, à égaliser par Neal Maupay.
Samedi, c’est un autre pitchoun qui a remis le Gym sur les bons rails : Alexy Bosetti, pour son 5e but de l’exercice 2013-14. Et cette fois, l’équipe n’a pas lâché son point, son bien.
Tout en faisant front face à une certaine adversité, en palliant les sorties sur blessure de deux cadres, Romain Genevois et Eric Bauthéac. Le signe d’une progression, et d’un état d’esprit irréprochable.
Dans le lot des 10 déconvenues, il aurait bien sûr été difficile (pour ne pas dire impossible) de revenir à Reims ou à Guingamp, après ces malheureux buts, tout au bout du temps additionnel, deux fois à la 93e minute. A Lyon (13e), Nantes (27e), Toulouse (34e), Bastia (36e), Paris (39e), Lorient (17e), ou encore à Montpellier (31e) il y avait du temps pour recoller au score. Mais les Rouge et Noir n’avaient pu éviter la défaite. Le tableau s’embellit toutefois avec la Coupe de France, où Nice pris de vitesse par Marseille et Gignac (2e) avait fini par triompher en 16e de finale (4-5).
Si elle n’a rien d’exceptionnelle en Ligue 1, l’importance du premier but est pratiquement aussi forte à domicile où l’OGC Nice est bien plus performant. Cinquième formation de l’hexagone sur ses terres, elle a signé 8 victoires (pour 1 seul nul) après avoir débloqué la situation. Les Aiglons ont, par contre, déjà su inverser totalement une tendance, fin décembre contre Evian pour un succès de 3-1, malgré le penalty des Haut-Savoyards en première période.
Quid de Paris, que l’Allianz Riviera attend de pied ferme vendredi ? Loin du Parc des Princes, les hommes de Laurent Blanc s’imposent quasiment à tous les coups lorsqu’ils ouvrent le score (8 victoires et 1 nul). Le bilan est cependant plus mitigé lorsqu’ils la subissent (2 succès, 3 nuls et 1 défaite).
