Interview
« Montrer qu’on vaut mieux que ça »
Après la défaite contre Toulouse synonyme de 16e place au classement, le président de l’OGC Nice réfute tout « catastrophisme ». Trop improductif. Selon Jean-Pierre Rivère, les Aiglons n’ont qu’une idée en tête : ils valent mieux que leur situation actuelle et entendent bien le démontrer à l’approche d’échéances relevées. C’est ce qu’il confie aux visiteurs du site officiel.
Président, comment avez-vous senti les joueurs samedi, après le match ?
Après une défaite, un vestiaire est toujours abattu, de surcroit à domicile. Mais cela ne doit durer que le temps d’une fin de match. Dès le lendemain tout le monde se relève les manches. Il n’y a pas du tout de résignation. Bien au contraire. Les circonstances, l’accumulation de petites choses, le manque de confiance, divers facteurs…font qu’on n’arrive pas actuellement à exprimer notre valeur.
Nous approchons de la fin de la saison, et par extension du mercato. Y a-t-il le risque que les cas personnels prennent le pas sur le collectif ?
Non, franchement ce n’est pas le cas. Il n’y a dans les têtes que la défaite à digérer et la projection sur le match suivant. On a un groupe qui vit bien dans la semaine. Il va tout faire pour redresser la tête et rassurer tout le monde.
La lecture du classement vous alarme-t-elle ?
Il ne faut pas tomber dans la sinistrose. Au lieu de retrouver la confiance et le jeu, on va se mettre à douter de plus en plus. Et là ce sera catastrophique.
Ce qui m’intéresse c’est qu’on aille chercher des points partout, chez nous et à l’extérieur. Sur ces onze matchs, à nous d’aller batailler chaque point, avec une victoire par ci et un nul par là. Le plus dangereux serait de paniquer et de se mettre à douter.
A l’inverse, ne serait-il pas aussi dangereux de se reposer sur l’avance (9 pts) dont dispose le Gym sur le premier relégable ?
Les joueurs ne sont pas dans l’état d’esprit de se dire : « on a 9 points d’avance, on est bien ». Ils sont dans un autre schéma. Ils se disent : « on vaut mieux que ça, et on veut le démontrer. On fait des mauvais matchs, on sait qu’on peut en faire des bons. A nous de le montrer ». C’est ça, leur état d’esprit.
Comment percevez-vous le contexte autour de l’équipe, l’atmosphère, l’ambiance ?
Le public est toujours derrière l’équipe. C’était encore le cas samedi dernier. Après, les gens sont naturellement déçus des résultats. A plus forte raison quand ils font le parallèle avec l’année dernière. On l’a déjà dit, il va falloir du temps, et je reste convaincu que le catastrophisme n’est pas la solution. Dire cela, ce ne signifie pas que nous ne devons pas être attentifs et vigilants sur ce qui se passe derrière nous. Bien sûr. Mais ne tombons pas dans l’excès.
Marseille, Bastia, Bordeaux, Paris,… Le calendrier des prochains matchs est copieux. L’occasion, justement, pour l’équipe de montrer ce qu’elle vaut ?
Si on regarde nos derniers matchs, c’était face à des équipes de la 2e moitié de tableau. On a souffert et on a perdu. Là, nous allons affronter des formations qui sont censées être beaucoup plus fortes. Sur un match comme Paris, on n’a pas grand-chose à perdre. Cela peut permettre à l’équipe de jouer de façon plus libérée, de prendre plus de risques. Et puis, Marseille, on l’a fait 2 fois. On va essayer 3…
Sur quels éléments comptez-vous pour redresser la tête dans cette fin de saison ?
Le foot, ça va très vite. Quand on perd à Guingamp, les Bretons restaient sur une dizaine de matchs sans victoire. Depuis, ils sont aussi allés gagner à Rennes. L’aspect psychologique joue énormément. Si on a un peu de réussite sur un match, cela peut de la même façon nous aider à démarrer aussi une bonne série. Mais cette série, il faudra aller la chercher avec le bon état d’esprit, la volonté et la combativité de chacun. C’est comme ça qu’on y arrivera. Tout le monde a chez nous cette détermination. Et dans notre situation, un déclic positif, le plus vite possible, peut nous permettre de voir les choses différemment sur cette fin de saison.
Le Président VOUS répond
En parallèle de cette interview sur la situation actuelle de l’équipe, le président de l’OGC Nice a répondu aux questions que vous nous avez adressées. Celles-ci portaient moins sur l’actualité immédiate que sur le projet du club à moyen terme. Vous retrouverez les réponses de Jean-Pierre Rivère cette semaine sur OGCNICE.com.
