Interview
Kolo : « Repartir de l'avant »
Kolo, le mois de février n'a pas été de tout repos...
Il a été compliqué, oui. A l'extérieur, nous sommes restés toujours aussi fébriles. Et l'aventure en Coupe de France s'est malheureusement arrêtée. J'ai pris un carton rouge qui a mis l'équipe en difficulté mais elle a fait le job, jusqu'à ce but cruel. Nous aurions pu faire mieux, recoller en championnat. Mais à ce jour, nous stagnons encore au classement. C'est embêtant.
Comment as-tu vécu cette exclusion ?
C'est mon premier carton rouge en pros. Je ne m'y attendais pas, car il ne s'agissait que d'un fait de jeu. Je ne fais que toucher l'épaule de Cavalho, et ça ripe un peu sur son visage. Il en rajoute et l'arbitre se fait avoir. J'étais déçu et énervé de quitter mes collègues dans un match aussi important.
Louper deux matchs consécutifs, ça ne t'était jamais arrivé à Nice...
C'est la première fois depuis que je suis ici. Regarder les potes depuis les tribunes ou devant la télé, ça fait bizarre. Tu as toujours envie d'être avec eux, de les aider sur le terrain... Maintenant, mes deux matchs sont purgés et j'espère que nous allons repartir de l'avant contre Toulouse.
Le calendrier de mars ?
Il est chargé aussi (voir par ailleurs). Nous traversons des mois relevés. Des gros déplacements, des belles réceptions nous attendent. Mais nous avons besoin de points.
Ton avis sur l'intérim de Jordan Amavi ?
Il a été bien. Sur le dernier match, le terrain ne permettait pas vraiment de montrer ses qualités mais Jordan en a beaucoup. Et encore, il est jeune. Il va beaucoup apprendre, se lâcher de plus en plus. C'est un joueur sur lequel le Gym va devoir compter dans l'avenir.
« Il faudra encore être ambitieux »
Comment ne pas terminer la saison en roue libre ?
Il y a déjà un maintien à assurer le plus vite possible. Trois victoires suffiront mais pour l'instant, rien n'est fait. Il ne faut pas se relâcher ; loin de là. Et une fois le maintien acquis, il faudra être encore ambitieux, pour grappiller des places. Et, pourquoi pas, terminer parmi les dix premiers.

Avec un effectif quasiment inchangé, comment les résultats peuvent-ils être moins bons que l'an dernier ?
Nous n'avons jamais eu le groupe au complet. En ne jouant jamais deux fois avec la même équipe, difficile de jouer les premiers rôles. Nous sommes également attendus davantage. Avant, nos adversaires se livraient. Maintenant que notre équipe a une réputation joueuse, ils nous attendent et procèdent en contre.
« Ils ne lâchent rien, Comme nous. »
Malgré tout, le public ne vous a jamais lâchés...
Cette saison encore, le public a été extraordinaire. Y compris pendant notre période difficile à l'automne. Avoir un public comme ça, ça fait du bien. En France, trois-quatre équipes maximum peuvent s'appuyer sur un tel public. C'est notre douzième homme, vraiment. Contre Evian, ils nous poussaient alors que nous étions menés à domicile. Si nous l'avons finalement emporté, c'est aussi grâce à eux. Ils ne lâchent rien, comme nous.
Ton avis sur Toulouse ?
J'ai un très bon pote là-bas (Serge Aurier, voir par ailleurs). C'est une bonne équipe, surtout à l'extérieur. Ils jouent dans un 3-5-2 qui embête beaucoup de monde mais chez nous, il faudra faire le boulot et prendre impérativement les trois points.
Y.F.
