Interview
J-P. Rivère : « Nous nous en sortirons ensemble »
Après la défaite dans le derby, le président monte au créneau et prône l'unité.
Président, comment analysez-vous cette nouvelle défaite ?
Le mal vient de la tête, et non des pieds. Nos joueurs n'ont pas perdu leur football du jour au lendemain. Mais on les a vus tétanisés, et la rapide ouverture du score n'a pas aidé. Notre équipe est en crise de confiance. Nous nous sommes procurés quelques occasions en première période. En deuxième, nous avons lâché. On aurait dit que le ballon nous brûlait les pieds. L'état d'esprit n'était pas le bon ; un derby se joue avec plus détermination que ça. C'est un peu comme en tennis : en jouant petits bras, on commet encore plus de fautes qu'en prenant des risques.
La priorité : stopper la spirale négative ?
Il faut redresser la barre, oui. Trois matchs de championnat nous séparent de la trêve. Il faut montrer plus d'envie car j'en ai vu davantage chez les Monégasques. Et grappiller le moindre point. Parfois, ça se joue à peu de choses... Une spirale négative est toujours trop longue. Plus les défaites s'accumulent, plus elles font mal. La plus nocive ? Si nous n'avions pas perdu à Bastia, nous n'en serions probablement pas là aujourd'hui. Ce qui n'enlève rien à Monaco, une belle équipe, complète, avec des joueurs de grande qualité technique.
« Nous restons solidaires »
Le discours du moment ?
Nous gardons un cap, nous restons solidaires car nous nous en sortirons ensemble. Il faut s'accrocher et provoquer ce déclic. Et arrêter de jouer petits bras.
Votre équipe n'est pas épargnée par les blessures...
Une équipe qui ne joue jamais avec les mêmes joueurs peine à installer ses automatismes. Mais on ne se réfugie pas derrière cela. Il est important d'engranger des points avant d'attaquer une deuxième partie de saison avec – je l'espère – un effectif au complet.
