Lyon 4-0 Nice
Nice craque après la pause
Menée contre le cours du jeu à la mi-temps, la jeune équipe niçoise a perdu pied en deuxième période.
Pour l'entame de la saison de Ligue 1, l'OGC Nice ne se présentait pas à Gerland dans les meilleures dispositions. Trois cadres suspendus, Pejcinovic blessé il y a dix jours face à la Lazio, des joueurs avec seulement quelques jours d'entraînement dans les jambes (Gomis, Pejcinovic, Genevois), Claude Puel allait présenter une équipe expérimentale face au troisième de l'an passé, déjà bien lancé cette saison avec sa double victoire en tour préliminaire de Ligue des Champions sur le Grasshopper Zurich.
Les Niçois tentaient surtout de s'appliquer et de se rassurer défensivement en début de partie, ce qui pouvait expliquer leur timidité offensive initiale. Largement dominés territorialement, ils ne furent pas inquiétés jusqu'à la 13e minute. Une première occasion fatale dans cette partie puisque Lacazette, servi par Grenier dans le dos de Genevois (et hors-jeu de quelques centimètres au passage selon le révélateur de Canal+), ajustait Ospina du point de penalty pour l'ouverture du score.
Menés à la marque mais peut-être libérés d'un poids, les hommes de Claude Puel allaient alors prendre le contrôle du ballon et se créer plusieurs situations chaudes. Le jeune portier lyonnais Anthony Lopes, dans un style peu académique, était décisif devant Traoré (20e), Brüls (32e), Eysseric (36e) ou encore Bauthéac (42e). Il manquait peut-être un brin de conviction aux Aiglons dans le dernier geste mais les mouvements offensifs d'une équipe pourtant privée de son serial buteur de la saison passée laissaient entrevoir une seconde période intéressante.
Mais moins de dix minutes après le retour des vestiaires le Gym devait mettre un genou à terre sur un but superbe de la tête de Clément Grenier, qui bénéficiait surtout d'un travail remarquable de Gourcuff sur le côté gauche, qui après avoir gratté un ballon de Traoré sur la ligne médiane résistait à Brüls et décernait un centre enroulé parfait.
2-0, l'affaire se compliquait sérieusement pour la jeune équipe niçoise qui perdait pied dans la partie au moment où les lyonnais, eux, commençaient à être euphoriques. Heureusement Grenier manquait le 3-0 quelques secondes après son but de la tête, alors que la cage était vide.
L'inexpérience des Aiglons allait encore être criante lorsqu'un corner tiré par Bauthéac se transformait en but quinze secondes plus tard... pour Lacazette, parti en contre depuis son camp et qui s'en allait tranquillement dribbler Ospina et marquer dans le but vide.
Une difficile soirée qui virait au cauchemar lorsque dans les arrêts de jeu Yoann Gourcuff enroulait un maître coup franc dans la lucarne d'un David Ospina désabusé.
Samedi prochain, réaction attendue face à Rennes, dans un contexte particulier puisque la partie se déroulera dans un Stade du Ray à huis clos.
