Nice - Saint-Etienne (barrage retour)
« Ce match peut nous permettre de rendre beaucoup de gens heureux »
Voici les mots de Claude Puel et Dante avant le barrage retour face à Saint-Etienne, qui débutera ce vendredi à 20h45.
Acte 2
Claude Puel : « On cherche toujours à faire mieux. À l’aller, on aurait pu et dû faire mieux avec le ballon. Le résultat, dans un stade complètement acquis à la cause stéphanoise, n’est pas un mauvais résultat. Maintenant, place au 2eme acte. Le match retour sera différent, différemment appréhendé. On ne tire pas de leçon du premier match. On aurait pu dire qu’on allait naturellement enchaîner après la finale qui était plutôt réussie au niveau du jeu. Ce n’est pas le cas. C’est autre chose, une autre confrontation. Il y a des conséquences qui peuvent être importantes. Les deux clubs, les deux équipes l’ont mesuré sur ce match aller en ayant beaucoup de difficultés à se lâcher. »
Dante : « Tout le monde a pensé que la finale était un cadeau, que c’était beau. Lens était favori, il fallait qu’on prenne du plaisir. Mais quand on se pose la question : « Pourquoi, 3 ou 4 jours après, pas mal de choses ont changé dans le comportement et la confiance ? » Il faut expliquer une chose. La finale à Paris était un cadeau mais le maintien, contre Saint-Etienne, ce n’est pas une punition ! C’est aussi un cadeau de pouvoir jouer des matchs si importants. Ce match peut nous permettre de rendre beaucoup de gens heureux. C’est dans cette optique qu’il faut appréhender le match et se dire qu’on va tout donner. Il faut penser qu’il y aura des choses positives à la fin. Du bonheur. On l’a fait à Paris contre Lens, on a été crispé à Saint-Etienne. On ne peut pas avoir le même rendement. De toute façon, le résultat sera à la fin, avec ou sans peur, avec ou sans crainte. Donc il faut se lâcher ! »
L’état d’esprit
Dante : « On connait le contexte, on connait la situation. Maintenant, il faut trouver le bon équilibre entre la responsabilité, la tension et la pression qui font partie du foot. Il ne faut pas non plus oublier qu’il y a un côté positif : on a besoin de gagner un match à la maison pour se sauver, pour garantir le travail de beaucoup de gens au club, pour les rendre un peu plus heureux. Que l’on finisse dignes des joueurs que nous sommes, dignes pour le club, pour les supporters, pour les salariés. C’est de la bonne pression et c’est nous qui allons donner du bonheur à ces gens-là. Nous avons une chance incroyable de les rendre heureux. Il faut en profiter et mettre en œuvre la meilleure version de chaque joueur demain sur place. »
L’adversaire stéphanois
Claude Puel : « Il faut s’attendre à tout. C’est une équipe qui a montré, à l’aller, une bonne organisation au niveau de son bloc. Qui a été difficile à transpercer. On sait qu’ils vont essayer de bien défendre et d’exploiter la moindre possibilité, notamment sur les attaques rapides et les contre-attaques. Il faut être prêt à ce que cette équipe va nous proposer, que ce soit semblable à l’aller ou autre. Être prêts et avoir les réponses. J’espère que sur ce match-là, on va arriver à trouver un certain relâchement pour s’exprimer au mieux. Ça se jouera beaucoup des deux côtés sur l’ascendant psychologique que pourrait prendre une équipe sur l’autre. J’espère que ce sera à notre portée. »
Le huis clos
Claude Puel : « On aimerait avoir nos supporters. Quand on voit le soutien dont a pu bénéficier Saint-Etienne à l’aller, c’est quand même très important. C’est difficile de jouer à huis clos. Mais je pense que ce le sera pour eux aussi parce qu’ils n’ont pas l’habitude de jouer à huis clos. Ce sera difficile pour les deux équipes. C’est celle qui arrivera à apprivoiser le plus vite cet environnement qui pourra le mieux s’exprimer. »
Dante : « On n’aura pas nos supporters, malheureusement. Ils allaient nous amener un plus, on va devoir faire sans. Ça me touche de finir dans un stade vide. Je voulais être avec les supporters, avec ces gens qui m’ont rendu tellement heureux ces 10 dernières années. Je les remercie pour leur respect et leur reconnaissance par rapport à tout ce que j’ai donné et essayé de donner au club. Nous ne sommes pas parfaits, j’ai aussi fait des erreurs. L’histoire est comme ça, on ne pourra pas la changer. Encore une fois, le plus important, c’est le maintien. S’il faut, je reviendrai pour les revoir, j’irai voir un match dans la Sud pour fêter tout ça. Ils ont été très importants pour moi. Je veux à nouveau les remercier énormément pour tout ce qu’ils ont fait. »
