Alsaco-Niçois

« Il n’y a pas plus fou du Gym que lui »

Il habite en Alsace depuis longtemps. Il aime le Gym depuis toujours. Il vient de fêter ses 60 ans et le Club s’associe pleinement à ses proches pour souhaiter un très joyeux anniversaire à Renaud Mantel, aka "NonoNissa". 

« C’est le mec le plus humble du monde, il ne voudra jamais être mis en avant. Mais en même temps, il n’y a pas plus fou du Gym que lui. C’est pour ça que je me permets de vous contacter. On voudrait lui faire une petite surprise. » À l’autre bout du fil, Pierre-André de Mulhouse. Trentenaire, assureur, père de famille et footballeur amateur, à qui le beau-père, « que je considère comme mon papa », a transmis le virus rouge et noir. Celui que partagent des milliers de personnes, avec ses joies et ses peines, son spleen et sa liesse. Ses excès. Sa contre-mesure. Le virus d’une vie. Celui qui a fait fuir Renaud d’un hôpital le 29 mai 1990, pour aller pousser son club lors du mythique barrage face à Strasbourg (remporte 6-0). Celui qui l’a fait parcourir des dizaines de kilomètres après des finales douloureuses, à la recherche de l’oubli. Qui le fait se fâcher avec le chien, Izarra, les jours de matchs, mais jamais avec sa femme Christelle, beaucoup plus habituée au grand bruit…

Bénédiction réciproque

Boucher à Bâle, « NonoNissa » a son amour triplement tatoué sur la peau. Universel et personnel. Fou du Ray, il était de la Der’ en 2013, pour tirer le rideau avec tous les Niçois et avec son papa, le regretté Henry. Abonné de l’Allianz Riviera, cette saison encore, alors qu’il habite à Rantzwiller, à 670 km de la Plaine du Var, il était à nouveau présent contre le Havre dimanche dernier, à l’heure où la mobilisation générale est décrétée. Au moment où son club joue sa survie dans l’élite. Avec lui, ces fistons alsaciens, Pierre-André et Quentin, ont écumé les parcages niçois : Sochaux, Strasbourg, Metz, Auxerre, Lyon, Saint-Denis, Bâle… Une transmission par le cœur en bonne et due forme. La seule qui vaille pour celui dont la maman, Reine, réside toujours à Sclos – grand village de supporters ! - avec l’un de ses frères, Thierry (son autre frère, Noël, habite à Cannes). 

Hier, clin d’œil du destin, Renaud a soufflé sur sa 60ème bougie quelques jours avant que le groupe de Claude Puel ne se rende "chez lui", en Alsace, en rêvant de retourner au Stade de France. 

Que sa 6ème décennie nous porte bonheur à tous !

Et en attendant le coup d’envoi (mercredi à 21h), qu’il soit certain, comme tous les supporters du Gym, d’une chose essentielle : l’amour est une bénédiction réciproque.