Lille - Nice

« On ne se place pas en victime »

« On ne se place pas en victime si c'est ce que vous voulez savoir. »

Les mots appartiennent à Claude Puel. Prononcés en conférence de presse, ils répondent à la question implicite du rapport de force entre des Dogues féroces et un Gym en quête d’élan, de maintien et de frissons.

Derrière l’implicite se cache une stat Opta clinique : « Lille est actuellement l’équipe sur la meilleure série de victoires (4) et de matches sans défaite (9) en Ligue 1. Le LOSC a même gagné ses deux dernières rencontres par plus de deux buts d’écart (3-0 v Lens, 4-0 à Toulouse), une première depuis octobre 2020, mais n’a plus fait mieux depuis décembre 2009 (4). » Un gros morceau, donc, installé sur la 3ème marche de la L1. Face à lui, le groupe rouge et noir (15e). Ses absents (voir encadré), ses doutes, mais aussi sa volonté de s’inscrire dans la continuité de la révolte amorcée le week-end dernier contre Le Havre. Les acteurs s’en souviennent et Elye Wahi en premier lieu.

Wahi en leader

Arrivé cet hiver, l’attaquant « s’est pratiquement rendu indispensable pour nous », concède Claude Puel dans une parenthèse individuelle au milieu d’un discours collectif. Wahi a inscrit 4 buts et offert 2 passes décisives en 12 matchs. Le tout en étant écarté des terrains pendant un mois à cause d’une blessure à Lyon et en devenant international ivoirien au moment de son retour. Et en apportant encore plus dans le jeu que dans les chiffres. Dimanche dernier, le numéro 11 a été celui qui a sonné la révolte face aux « Hacmen », en égalisant dans la foulée de l’ouverture du score, avec colère, frustration et justesse, mais sans impact comptable en raison d’une position de hors-jeu justement signalée : « (Ce but) était important pour montrer à l’équipe adverse qu’on était vraiment dans le match. Et pour montrer à notre équipe que l’on peut marquer », a-t-il expliqué ce vendredi aux médias. Un but en guise de signe de vie : « J’ai apprécié la réaction après celui qu’on a pris, confirme son entraîneur. C’est ça qui doit nous animer au quotidien et dans tous nos matchs. Quels que soient les évènements, y compris positifs, on doit avoir la bonne réponse derrière. »

« Des super challenges »

Ce point du nul aura maintenu l’avance de 4 points des Aiglons sur les Auxerrois, à défaut de leur avoir offert un bol d’air avant une semaine décisive balisée de 3 déplacements : Lille (samedi à 21h05), Strasbourg en demi-finale de Coupe de France (mercredi à 21h) et Marseille (dimanche 26 avril à 20h45). « Nous avons une fin de saison qui est super intéressante à jouer, termine Claude Puel, parce qu’il y a deux objectifs très importants et peu d'équipes ont deux objectifs. Le maintien reste le premier et le plus important. C'est de la compét', c'est quelque chose à vraiment aller chercher, face à des adversaires de qualité. Moi, je le prends ainsi et je veux que mes joueurs le prennent de cette manière. Ce sont des super challenges. »

Le point sur l’effectif

Claude Puel a effectué un point sur son effectif avent le déplacement au stade Pierre Mauroy : « Dante ne sera pas encore opérationnel. Mohamed (Abdelmonem) et Youssouf (Ndayishimiye) non plus, ils ont des petits ressentis musculaires. Puis les 2 suspendus (Sanson et Boudaoui) et Moïse (Bombito) toujours en phase de retour. On fera un point avec Charles (Vanhoutte) demain (vendredi) pour voir où il en est. »

Par ailleurs, le coach n’a pas encore « pris sa décision » à propos du joueur qui portera le brassard de capitaine à Lille.