Dans le rétro'
Ils ont marqué dès leur premier match avec le Gym…
À peine arrivé et déjà décisif : Elye Wahi a signé des premiers pas remarqués avec le maillot rouge et noir, en s’offrant un bijou contre Strasbourg, 8 minutes et 33 secondes après avoir foulé la pelouse de l’Allianz Riviera. Ce coup de canon valait bien un voyage dans le temps, à la recherche de ceux qui n’ont pas attendu pour se faire adopter.
Un autre précédent cette saison
L’international Espoirs n’est pas le premier joueur niçois à se distinguer pour ses premiers pas cette saison. Juste avant la trêve hivernale, Zoumana Diallo l’avait également fait. Arrivé cet été en provenance de Strasbourg, le puissant attaquant avait ouvert le score contre Saint-Etienne, en 32ème de finale de la Coupe de France (victoire 2-1), fêtant dignement sa première titularisation en pro et ses premiers pas en équipe première du Gym. Le tout en 10 minutes et 49 secondes.
Au bon souvenir d’Aaron Ramsey
Il faut rembobiner de quelques années pour trouver trace d’un début physique coïncidant avec un début statistique. Au 7 août 2022, plus exactement, jour où Aaron Ramsey avait égalisé à Toulouse, 1 minute et 24 secondes après son entrée en jeu au Stadium (score final 1-1). Ce but fut le seul du Gallois avec le Gym, en 34 apparitions.
Kaba montra la voie…
Ce petit voyage dans le temps comporte son lot de surprises et de bons souvenirs. Il charrie également quelques certitudes, nichées dans les archives autant que dans les cœurs. Un homme se signala dès le début de l’époque contemporaine du Gym, au retour du club dans l’élite : Kaba Diawara. Pour son 1er match au Gym, le 3 août 2002, l’attaquant claque son premier but, face au Havre. Celui de l’égalisation, qui ne résistera pas à Toutoute Fauconnier en fin de match (défaite 1-2).
Il enchaînera par un triplé contre Strasbourg, une semaine plus tard, à l’occasion du premier succès de l’équipe dirigée par Gernot Rohr. Et totalisera 12 buts en 39 matchs, au cours de sa seule et magnifique saison dans le Comté.

Ces légendes qui ont réussi
Une pelote, un bout de fil et l’envie de tirer pour voyager dans le temps, afin de soumettre les légendes du club au révélateur des premières. Le tout en attaquant par le commencement : est-ce que Joaquin Valle, meilleur buteur de notre histoire (309 réalisations en 407 matchs entre 1937 et 1948), fit trembler les filets pour sa première sortie officielle ?
La réponse est oui. Sans surprise. En déplacement à Nîmes, il se signala à la 43ème minute (2-2, au cours d’un match comptant pour les préliminaires de D2).
D’autres monuments ont également démarré par un ballon au fond des filets : Leif Eriksson (victoire à Rennes 3-1 le 07/03/1971), Roby Langers (3-3 contre le PSG, le 22/07/1989), Papa Barrou (défaite 6-1 à Lens le 09/09/1956), Just Fontaine (défaite 3-4 contre Bordeaux, le 11/10/1953), Roger Jouve (victoire 3-2 contre Limoges en Coupe Drago) ou encore Désir Carré (victoire à Angers en D2, le 24/08/1947).
Dans une époque plus moderne, Valère Germain marqua d’entrée contre Monaco, le club qui l’avait prêté au Gym, au cours de son premier derby disputé en tant que niçois (défaite 1-2 le 08/08/2015). Mario Balotelli se présenta par un doublé contre Marseille (victoire 3-2 le 11/09/2016) et Amine Gouiri l’imita contre Lens (victoire 2-1 le 23/08/2020).
D’autres premières symboliques
Certaines premières abritent de jolis symboles qui traversent le temps. Resté dans l’histoire comme l’entraîneur ayant décroché le 1er titre de champion de France, en 1951, Numa Andoire joua 46 matchs… et marqua pour son premier, face à l’US Seynoise (le 11/10/1925).
Serge Roy, qui s’est éteint le 26 décembre et dont la mémoire fut honorée face à Strasbourg, inscrivit le premier de ses 5 buts avec le Gym pour sa première sortie, contre Valenciennes (le 05/01/1964).
Alors jeune poulain du centre de formation, Malang Sarr smasha un coup de tête dans les buts rennais pour sa première en pro à l’âge de 17 ans (victoire 1-0), au moment où tout Nice rendait hommage aux disparus du 14 juillet 2016. En laissant éclater une joie magnifique sous un maillot blanc frappé d’un cœur composé du nom des victimes.
Plus récemment, Malik Sellouki, meneur de jeu au parcours sinueux et modèle de résilience, signa une magnifique volée à Marseille, 10 minutes après son entrée en jeu (défaite 3-2 le 17 février 2021).
Ils sont passés juste à côté…
Enfin certaines anciennes gloires du club ont dû patienter un peu avant de faire lever la foule au terme d’une action conclue par un pion. C’est notamment le cas de Yéso Amalfi, qui marqua pour son 4ème match ou Nenad Bjekovic qui patienta jusqu’à sa 5ème sortie. D’autres frôlèrent carrément la montre en or, en « scorant » lors de leur 2ème sortie : Jean-Marc Guillou, Hervé Revelli, Tony Kurbos, Bibiche Aulanier, Pablito Rodriguez, Ederson, Baki Koné, Hatem Ben Arfa, Andy Delort ou encore Kasper Dolberg…
