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Le Gym stoppé en pleine révolte

Nice 1-4 Paris

18 octobre 2019

Le Gym stoppé en pleine révolte

Alors qu'il venait de réduire le score et qu'il était lancé à la poursuite du PSG, le Gym a été stoppé en pleine révolte, en subissant deux expulsions très sévères à un quart d'heure du terme. A 9 contre 11, le leader parisien a finalement creusé l'écart (1-4).

La physionomie

Face à la montagne, le Gym connaissait la chanson : il avait à en mettre encore plus que de raison pour exister. Longtemps, il n'y parvint pas. Et puis, dans la douceur d'une nuit d'automne, il releva la tête, réduisit le score, raviva la flamme... Et puis, en deux décisions, François Letexier jeta un mauvais verre d'eau sur cette flamme en expulsant Cyprien et Herelle, alors que le milieu était victime d'une faute parisienne au départ de l'action (75').

La révolte ne dura que 7 minutes. Le temps que Ganago égalise (67'), que l'Allianz s'embrase, que les Aiglons rompent les chaînes parisiennes, qu'ils commencent à remporter leurs duels, et qu'ils se retrouvent à 9, sur une action bien trop importante pour être un fait de jeu.

7 minutes : ce fut trop peu pour rêver et, à l'heure de rendre compte de la rencontre, c'est trop frustrant. 

Que dire de plus à part ça ? Que Paris fut supérieur pendant une heure, dans tous les domaines, mais que le spectacle méritait un autre épilogue.

Benitez, toujours aussi bon, réalisa une triple parade au bout de 3 minutes (sur des frappes de Kimpembe, Diallo et Choupo Moting), mais même les murailles les plus solides peuvent plier quand la marée et trop forte. Chez les Franciliens, la marée porta le numéro 11, et possède la même nationalité que le portier. Intenable, Di Maria profita d’une déviation à une touche d’Icardi, alors que le Gym évoluait très haut, pour parcourir toute la moitié de terrain au sprint et ouvrir son pied gauche (0-1, 15’).

Dans la foulée, alors que tout le monde s’attendait à ce qu’il temporise, le gaucher loba en une touche Benitez, sur un service de Meunier dans « la zone piège », entre le latéral et l’axial (0-2, 21’).

Face à la domination du champion en titre, Patrick Vieira tenta de réagir, en faisant évoluer son système dès la demi-heure (voir ci-dessous). Au niveau offensif, les Azuréens se procurèrent quelques opportunités, mais les frappes de Ganago et Burner fuirent le cadre (19’, 27’), et Silva dégagea in extremis un centre de Danilo, qui sortit du milieu pour débouler à gauche (45’).

 

Mauvaise 75e minute 

Pour gravir cette montagne-là à la pause, il eut fallu un exploit. Entré après le repos, Marquinhos trouva la barre sur corner à l'heure de jeu (60'), et l'on ne put s'empêcher de penser que la remontée ne viendrait pas. Ronronnant, Paris se fit piéger en la jouant trop facile, lorsque Dolberg flaira l'erreur de Marquinhos, qui tenta d'amortir de la poitrine un centre de Burner... Le Danois passa devant Kimpembe, servit Ganago sur un plateau, et le Camerounais, aidé par la barre, ne trembla pas au moment de réduire le score (1-2, 67'). 

Sarabia manqua un duel contre Benitez (70'), et l'on se mit à penser à l'impensable. Secoué, le Gym secoua à son tour, avant que les exclusions ne vinrent mettre un terme au suspense, à un quart d'heure du terme. 

Deux décisions lourdes. Trop lourdes. A 9, la tâche fut impossible, même si les Rouge et Noir se battirent jusqu'au bout. Mbappé et Icardi ajoutèrent deux nouveaux buts, ce qui gâcha encore un peu plus la fête.

Les choix de Patrick Vieira

Le coach avait donné le ton dans les 10 dernières minutes du voyage à Nantes. Ce vendredi, il décida de faire démarrer son équipe dans un 4-3-3 ressemblant fortement en 4-2-3-1, tant Lees-Melou évolua haut, comme un 10 quand le Gym eut le ballon, et avec un marquage « quasi-individuel » sur Paredes en phase défensive. Ce dispositif dura une demi-heure. En face, Paris adopta un schéma quasiment similaire (4-2-3-1), avec Choupo Moting à gauche de l’attaque et Sarabia ou Di Maria en homme libre, entre les lignes.

Devant Benitez, Herelle (plus apparu depuis Marseille en raison de douleurs au genou) reprit sa place dans l’axe de la défense, aux côtés de Dante. Burner (à droite) et Sarr (à gauche) accompagnèrent les deux costauds dans la ligne basse.

Au milieu, Danilo (titulaire pour la première fois de la saison) et Cyprien furent associés à la récupération, avec Lees-Melou un peu plus haut mais dans le triangle.

Devant, Ganago et Claude-Maurice encadrèrent Dolberg.

A la demi-heure, alors que tout devint très difficile, le coach fit évoluer son système en un 5-3-2, avec Claude-Maurice dans tout le couloir gauche, Burner dans le droit, et le duo Ganago – Dolberg devant.

Pelmard remplaça Danilo à 20 minutes du terme, Claude-Maurice glissant au coeur du jeu.

Ce changement s'effectua juste avant les exclusions de Cyprien et Herelle. 

Le Gym, avec Tameze à la place de Ganago, termina la rencontre en 4-3-1 (Benitez - Burner, Dante, Sarr, Pelmard - Claude-Maurice, Tameze, Lees-Melou - Dolberg).

Myziane prit la place de Dolberg dans les dernières minutes.

Le classement 

 

A Nice, Allianz Riviera,
OGC Nice 1-4 Paris SG (0-2 à la mi-temps)

10e journée de L1 - 18/10/2019

32 705 spectateurs

Arbitre : François Letexier

Buts : Ganago (67') pour Nice ; Di Maria (15', 21'), Mbappé (88'), Icardi (90+1') pour Paris

Avertissements : Cyprien (23', 75'), Dante (90+3') pour Nice ; Kurzawa (72'), Kimpembe (86') pour Paris.

Expulsions : Cyprien (75') et Herelle (75')

OGC Nice : Benitez - Burner, Herelle, Dante (cap), Sarr - Danilo (Pelmard 71'), Cyprien - Ganago (Tameze 80'), Claude-Maurice, Lees-Melou - Dolberg (Myziane 90').

Paris SG : Navas - Meunier, Silva (cap) (Marquinhos 46'), Kimpembe, Diallo  - Herrera, Paredes - Di Maria, Sarabia (Mbappé 83'), Choupo Moting (Kurzawa 62') - Icardi.