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On a retrouvé le grand Max

Témoin

12 avril 2019

On a retrouvé le grand Max'

À deux jours du déplacement des Aiglons en terre rennaise (coup d'envoi ce dimanche à 15h), OGCNice.com a fouillé dans son carnet d'adresses pour dénicher le témoin adéquat. Comme une évidence, le nom de Maxime Le Marchand y était entouré en rouge (... et noir) à la première page. La rédaction lui a donc passé un coup de fil afin de lui parler de ses deux anciens clubs - si chers à son coeur, de ses meilleurs souvenirs sur la Côte d'Azur mais également de sa première saison outre-Manche. Interview.

Maxime, comment te portes-tu depuis l’été dernier ?
Ça va moyennement. J’ai quitté Nice pour Fulham, promu en Premier League, et nous allons malheureusement redescendre en D2 anglaise. La saison que nous avons vécue n’est pas une réussite mais j’ai découvert un autre championnat - qui plus est, très plaisant - ainsi qu’une autre façon de travailler et de jouer. Je positive, malgré la relégation. 

Comment s’est passée ton intégration ?
J’ai été plutôt bien accueilli. Il y a pas mal de francophones dans le vestiaire donc je me suis facilement intégré. Au début, la langue est une barrière assez contraignante mais comme nous avons tous la même philosophie de jeu, tout s’est relativement bien passé. 

La présence de Mika Seri, ancien Aiglon (2015-2018), t’a forcément aidé… 
Évidemment ! Je suis arrivé à Nice avec Mika, je suis parti à Fulham à ses côtés aussi. Je n’étais donc pas du tout déboussolé, autant durant mon intégration dans le groupe que sur l’aire de jeu.  

 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 

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« L’ambiance est vraiment différente »

Malgré la relégation de Fulham, quel bilan tires-tu de cette première expérience à l’étranger ? 
Je ne suis pas complètement satisfait de la saison mais j’essaye d’en tirer le meilleur. J’ai disputé pas mal de matchs en tant que titulaire : 20 en championnat et deux autres en Coupe. Cette année constitue une bonne expérience dans ma carrière de footballeur mais également dans ma vie personnelle. J’ai découvert un pays, une langue et une autre culture. 

Après trois années sur la Côte d’Azur, il a fallu que tu te réhabitues à la pluie…
(Rires) Oui, c’est sûr ! Un autre climat règne en Angleterre et les températures ne sont pas aussi élevées qu’à Nice. Je m’attendais à un hiver plus rude et à plus de pluie aussi. Mais au final, ça a été !

Alors, plutôt Ligue 1 ou Premier League ?
Bonne question ! Je dirai Premier League, rien que par rapport aux grosses cylindrées du championnat. On le voit d’ailleurs en Ligue des Champions, les équipes anglaises jouent vraiment à un haut niveau. Il y en a quelques-unes en Ligue 1 mais ce n’est pas pareil. Et même l’ambiance est vraiment différente dans les stades. En France, les arènes sont à moitié pleines, alors qu’en Angleterre, il y a une superbe ambiance tous les week-ends.

Rennais de naissance, niçois d'adoption

Rennes et Nice : qu’est-ce que ces institutions t’inspirent ?
Le Stade Rennais, c’est un peu mon club de cœur. Je le supporte depuis tout petit. J’y ai effectué ma formation mais je n’ai jamais évolué en professionnel là-bas. J’observe tout de même les résultats. Et l’OGC Nice, j’y suis vraiment très attaché aussi. J’y ai vécu de très bons moments à l’image de nos épopées européennes. Ce sont de très bons souvenirs. 

Tu as participé à quatre rencontres opposant Nice à Rennes sous le maillot azuréen. Quelle confrontation t’a le plus marqué ?
Mon premier déplacement à Rennes avec Hatem (Ben Arfa), Vincent (Koziello), Mika (Seri)… Je me souviens forcément de ce match-là car je jouais chez moi pour la première fois. Toute ma famille était présente au stade. Et pour moi qui découvrais la Ligue 1, c’était génial. En plus, nous avions gagné 4-1 ! Vraiment que du bonheur.

 

« Pour Stopper Hatem, il faut être au moins 2 »

Comment décrirais-tu le profil du Stade Rennais ?
Depuis l’arrivée de Julien Stéphan, l’équipe semble vraiment cohérente. On sent un plan de jeu sérieux, bien défini, auquel les joueurs adhérent totalement. Tactiquement, les Rennais se projettent assez rapidement devant, à l’image d’Hatem (Ben Arfa)… Il peut faire la différence à chaque instant. 

Justement, cet ancien Aiglon (2015-2016) est le meilleur buteur du club breton cette saison (7 réalisations). En tant que défenseur, comment verrouillerais-tu ce joueur ?
Pour m’être entraîné avec lui, je dois avouer que ce n’est pas facile. Il faut être au moins deux (rires) et le stopper le plus rapidement possible. Mettre de l’intensité et avoir une fréquence d’appuis assez importante. Quand il part dans ses chaloupées, qu’il pousse et se met sur son pied gauche, ça peut faire mal. Mais les Niçois le connaissent très bien.

« Un but de Micka ou Pierrot »

Quel est ton pronostic pour la rencontre de ce week-end ?
Comme c’est un match pour une éventuelle place européenne, je verrais bien un bon match nul. Un partout. Les buteurs ? Micka (Le Bihan) ou mon ami Pierrot (Lees-Melou) pour Nice et côté rennais, Hatem (Ben Arfa)

Reviens-tu régulièrement sur la Côte d’Azur ?
Non, pas souvent. Je suis revenu récemment et je dois dire que c’est différent d’y passer un week-end que d’y vivre. Nice est une très belle ville et je suis forcément très attaché car ma fille est née à Lenval. À chaque fois que je me promène sur la Prom’ et que j’aperçois l’hôpital, de bons souvenirs resurgissent. 

Es-tu toujours en contact avec tes anciens coéquipiers ?
Quand je suis rentré à la trêve internationale, j’ai vu mes potes Micka (Le Bihan) et Pierrot (Lees-Melou). J’ai également reçu un appel de Philippe Boulon (kinésithérapeute), donc oui, j’ai des nouvelles d’un peu tout le monde. 

« Je regarde L'Odyssée »

Suis-tu toujours l’actualité de l’OGC Nice ? 
Oui, je regarde les matchs ou même les épisodes de L’Odyssée dès que j’en ai l’occasion. J’aimerais bien que Nice se qualifie pour l’Europe. Ça va être difficile mais cela reste jouable. 

Tu as parcouru l’Europe avec le Gym. Est-ce le meilleur souvenir de tes trois saisons ici ?
La qualification m’a davantage marqué. L’hymne de la Ligue des Champions à l’Allianz Riviera, c’est mon meilleur souvenir. C’est vraiment un moment fort dans ma carrière et je ne sais pas si j’en aurais d’autres comme ça. Cet instant restera marqué à jamais. 

Tu as quitté l’OGC Nice durant le stage estival à Divonne-les-Bains. Tu n’as donc pas pu adresser un dernier message aux supporters du Gym. Aujourd’hui, tu en as l’occasion, alors que leur dirais-tu ?
Je les remercie d’avoir toujours été sympas à mon égard, même s’il y a eu des périodes plus difficiles. Nous avons vécu de très bons moments ensemble et j’espère qu’ils pourront vivre encore de belles choses. Continuez à être fidèles et nombreux au stade ! 

Propos recueillis par Solène Falaise