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Nice et Besiktas « bec à bec »

Nice 2-2 Besiktas

26 juillet 2015

Nice et Besiktas « bec à bec »

Pas de vainqueur entre les Aiglons et les Aigles noirs, mais pas mal de promesses côté niçois. Au terme d'une rencontre de très bonne facture, le Gym fait un bon match nul face au 3e du dernier championnat de Turquie (2-2). Le tout en ayant affiché un état d'esprit impeccable et pas mal de qualité technique.

Sortir quand il faut. La donner au moment opportun. Ne pas se précipiter quand le cuir et collé au pied, mais ne pas hésiter à allonger pour varier les armes. Tels sont les signes d'une équipe qui ne tremble pas, et qui avance avec des certitudes. Tels sont les signaux envoyés par le Gym ce soir. Bien en place d'entrée de jeu, le groupe de Claude Puel a nettement haussé le ton, comme l'exigeait un adversaire du calibre du Besiktas. Conséquence, il a proposé une performance très cohérente. En première période, défensivement, les joueurs ont tous fait les déplacements comme il fallait, dans le sillage d'un trio Koziello-Mendy-Seri aussi intelligent avec le ballon que minutieux à la récup'. Les quatre de derrière (G.Puel, Bodmer, Le Marchand – Hult) ont fait le job sobrement, Niklas Hult se montrant à son avantage en tant que latéral gauche.

​Avec ses valeurs et sa discipline, le Gym a concédé très peu d'occasions en première période, hormis sur coups de pied arrêtés (32e) ou des pertes de balles dans l'entrejeu (15e, 38e) toujours reprises à temps par sa défense. Offensivement, il a également su alterner les plaisirs. Hatem Ben Arfa s'est avéré précieux, en dégageant une puissance rassurante dans les duels et pas mal de facilité sur les phases arrêtées. Ses deux compères de l'attaque n'étaient pas en reste, se créant d'ailleurs les occasions les plus dangereuses de la première période. Deux occasions paradoxales, survenues sur du jeu direct alors que le Gym a affiché beaucoup de sérénité dans la circulation.

La première fut à mettre à l'actif de Valère Germain, lancé en profondeur par Mathieu Bodmer. L'attaquant formé à Monaco, profitant d'une sortie hasradeuse du gardien turc, crut bien ouvrir le score, mais sa frappe trop écrasée fut finalement sauvée par Guvenc, qui dégagea le cuir... sur le poteau (22e). Un premier coup d'épée dans l'eau préfigurant une autre touche. Payante. Mis en orbite par Jean-Michaël Seri en toute fin de période, Alassane Plea sema avec punch la défense stambouliote, avant de croiser sa frappe. D'ouvrir le score. Et de matérialiser une bonne période, intense et virile, comme en témoigne l'échauffourée survenue à la demi-heure de jeu, suite à une faute grossière de Gulum sur Germain.

Des valeurs mentales

Les temps de jeu promettaient d'être rallongés. Ils le furent d'une dizaine de minutes, dans une large majorité. A l'heure de jeu, Claude Puel procéda à une large revue d'effectif, lançant les jeunes pousses de l'effectif dans un 3-5-2 désormais habituel lors du second acte. Une révolution que les Niçois mirent une minute à assimiler. Le temps pour le Besiktas d'égaliser, Cenk Tosun filant entre Gomis et Boscagli pour tromper Pouplin d'un tir croisé et imparable (61e). Mais une révolution dont ils s'accomodèrent de la meilleure des manières, parfaitement remis dans la partie par un superbe but d'Alexandre Mendy.  Servi par Eysseric, le jeune attaquant, de retour d'une saison de prêt à Nîmes, accéléra et ouvrit son pied, pour attraper le petit filet du portier turc (63e).

Son premier but avec l'équipe première, plein de sérénité et de flair. Avec l'avantage du score, les Aiglons firent mieux que jeu égal avec les « Aigles noirs », s'appuyant collectivement sur une implication totale, et une grosse dépense d'énergie. Malheureusement, ils manquèrent le break à un quart d'heure du terme, lorsque Paulin Puel (avant-dernier passeur sur le second but niçois) manqua de promptitude dans la surface, suite à un bon service d'Alex Mendy. Logique implacable du football, le BJK en profita pour égaliser, sur un coup-franc repris une première fois par une tête turque sur la barre, poussé au fond par Uysal (83e). Une égalisation qui conclut un second acte de très bonne facture, où Valentin Eysseric (auteur d'un beau coup-franc à 5 minutes du terme) se montra une nouvelle fois à l'aise, tout comme Alex Mendy, très solide devant. Et qui mit fin à une très bonne rencontre sur un score de parité (2-2).

C.D.

A Gleisdorf, Solarstadion, OGC Nice 2-2 Besiktas JK (mi-temps 1-0)

Match amical - 26/07/2015

200 spectateurs environ

Arbitre : Serdar Altun

Buts : Plea (45e+1), A.Mendy (63e) pour Nice ; Tosun (61e), Uysal (83e) pour Besiktas.

OGC Nice : Pouplin – G.Puel (Honorat, 60e), Bodmer (cap. ; Borges, 60e), Le Marchand (Gomis, 60e), Hult (Boscagli, 46e) – Koziello (Traoré, 46e), N.Mendy (Albert, 60e), Seri (Benrahma, 60e) – Ben Arfa (Eysseric, 46e) – Germain (P.Puel, 60e), Plea (A.Mendy, 60e).

Besiktas : Guvenc – Motta, Gulum, Franco, Beck – Frei, Uysal, Kurtulus, Tore – Sosa, Pektemek.