Octobre Rose
Nathalie : « Elle est belle, la vie »
À 55 ans, Nathalie a déjà traversé trois cancers. Une maladie de Hodgkin à 15 ans, puis deux cancers du sein à 33 et 40 ans. Des épreuves qui ont profondément marqué son existence, sans entamer son amour de la vie. Entourée de son mari, de ses deux filles et d'amies fidèles, elle raconte son parcours avec une force de caractère et une reconnaissance immenses envers ceux qui ne l'ont jamais quittée.
Pouvez-vous vous présenter et nous raconter, avec vos mots, le parcours que vous avez envie de partager aujourd'hui ?
Je m'appelle Nathalie, j'ai 55 ans et j'ai eu trois cancers dans ma vie.
Le premier, à l'âge de 15 ans, était une maladie de Hodgkin. J'ai suivi une chimiothérapie et une radiothérapie particulièrement lourdes pour l'époque, en 1986.
À 33 ans, j'ai eu un premier cancer du sein, du côté droit. J'ai subi une tumorectomie, suivie d'une chimiothérapie et d'une radiothérapie.
Puis, à 40 ans, un deuxième cancer du sein, cette fois du côté gauche. Il a fallu procéder à une ablation, puis à une reconstruction six mois plus tard, avec une chimiothérapie très éprouvante.
Trois cancers, ce n'est pas rien. Tout cela a forcément eu un impact sur ma vie, sur ma façon de penser et de regarder les choses. Mais aujourd'hui, je suis là, et j'ai énormément de chance de pouvoir raconter mon histoire.
Vous avez traversé plusieurs épisodes de maladie à différents moments de votre vie. Comment avez-vous vécu cette succession d'épreuves ?
J'ai toujours essayé de prendre les choses avec discernement et d'avancer avec ce que la vie me donnait.
Il y a forcément des moments difficiles, mais je me suis toujours dit qu'il ne fallait pas se laisser démoraliser. J'ai traversé trois cancers et je suis toujours vivante. Finalement, je ne vais pas trop mal !
Ces expériences m'ont appris à regarder la vie autrement. À mesurer la chance que j'ai d'être encore là, auprès de ceux que j'aime.
Dans ce parcours, qu'est-ce qui vous a le plus aidée à avancer ?
J'ai eu une chance immense : à chaque étape de ma vie, j'ai retrouvé les mêmes personnes autour de moi.
Mes amies, notamment Sabrina, que je connais depuis mes 15 ans, et Nathalie, qui a toujours été présente à mes côtés. Elles aussi ont traversé ces épreuves avec moi, à leur manière. Elles ne m'ont jamais lâchée.
Il y a bien sûr mon mari, le même depuis bientôt trente ans, toujours à mes côtés, toujours fidèle à ce que je suis et à ce que nous sommes. Et mes deux filles, qui sont une chance extraordinaire.
Ma famille est belle, merveilleuse. Mes amis ont été là dans les moments difficiles, mais aussi pour partager les rires et les joies. Tout cela m'a permis d'avancer.
Je veux aussi remercier tout particulièrement mon médecin, qui m'a suivie pendant quarante ans et qui m'a sauvé la vie. Aujourd'hui, il a pris sa retraite et moi, je suis guérie. C'est une immense reconnaissance.
Avec le recul, y a-t-il quelque chose que vous regardez aujourd'hui différemment dans votre vie ?
La vie vaut tellement la peine d'être vécue.
J'ai la chance d'avoir deux filles, un mari formidable, des amis fidèles. Tout cela est précieux. Les épreuves m'ont appris à mesurer la valeur de ce que j'ai et à ne pas oublier les joies, les rires, les moments partagés.
Mon médecin m'a toujours dit : « Nathalie, les gens ne doivent pas te dire que tu as mauvais caractère. Tu as simplement du caractère, et c'est ce caractère qui fait que tu en es là aujourd'hui. »
Je crois qu'il avait raison. J'aime la vie comme elle est, avec ses joies et ses tristesses. J'ai eu des épreuves, mais j'ai aussi beaucoup de bonheur.
Et surtout, je suis là pour en profiter. Elle est tellement belle, la vie !
Demain, vous entrerez sur la pelouse de l'Allianz Riviera avec les joueurs avant Nice–Rennes. Que représentera ce moment pour vous ?
Ce sera un moment très particulier. J’ai traversé trois cancers et, aujourd’hui, j’ai la chance d’être là pour vivre des moments comme celui-ci.
Je trouve très beau que l’OGC Nice mette la force de son image et de son public au service de cette cause, et donne ainsi une place à nos histoires.
J’aimerais que cette entrée sur la pelouse soit aussi une manière de remercier toutes les personnes qui m’ont accompagnée, mes proches, mes amis et les soignants qui m’ont permis d’être là aujourd’hui.
Et si mon histoire peut donner un peu d’espoir à ceux qui traversent la maladie, alors ce sera déjà beaucoup. Parce que malgré les épreuves, j’ai envie de leur dire une chose : la vie est belle et elle mérite d’être vécue.
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