Octobre Rose
Céline : « Vous êtes bien plus que la maladie que vous traversez »
Assistante médicale depuis plus de huit ans aux côtés de chirurgiens spécialisés dans le cancer du sein, Céline accompagne les patientes dans des moments souvent bouleversants. Écouter, rassurer, répondre, parfois simplement tenir une main : au fil des années, elle est devenue pour beaucoup un repère dans leur parcours.
Pouvez-vous vous présenter et nous raconter votre rôle auprès des patientes ?
Je suis assistante médicale depuis plus de huit ans, aux côtés de chirurgiens spécialisés dans le cancer du sein.
J’accompagne les femmes dans une période de leur vie qui peut être particulièrement bouleversante. Je suis là pour les écouter, les rassurer, répondre à leurs questions avec douceur et bienveillance. Parfois aussi, simplement pour leur tenir la main en silence.
La maladie fait partie de mon histoire personnelle et de mon enfance. Je n’ai plus peur de poser des mots dessus. Je crois que pouvoir en parler simplement, sincèrement et sans tabou permet aux patientes de se sentir en confiance et de s’exprimer librement.
Avec le temps, je suis devenue pour certaines un repère dans leur parcours.
Quelles inquiétudes vous confient-elles et comment essayez-vous d’y répondre ?
Elles ont beaucoup de questions, parfois très techniques, parfois beaucoup plus profondes et personnelles. J’essaie surtout d’être honnête avec elles, c’est un réel combat qu’elle vont mener. Il y aura des moments très difficiles, des doutes, des échecs, mais aussi de petites victoires et de belles rencontres.
Cette épreuve va les transformer. Elles vont changer, profondément, mais je veux qu’elles sachent qu’au bout du chemin, elles seront fières de la femme qu’elles seront devenues.
Y a-t-il une rencontre ou un moment qui vous a particulièrement marquée ?
Il y en a beaucoup.
Ce qui me marque le plus, ce sont ces femmes que je vois arriver à un moment où elles sont épuisées, parfois perdues, et que je retrouve quelque temps plus tard avec de nouveaux projets, une énergie différente et un autre regard sur la vie.
C’est dans ces moments-là que je me dis que mon métier a vraiment du sens.
Au-delà de la maladie, ce sont tout simplement des femmes comme vous et moi, chacune avec son histoire, sa sensibilité et ses peurs.
Quel message aimeriez-vous adresser aux femmes qui traversent cette épreuve ?
Je leur dirais de s’autoriser à tout ressentir.
Pleurez, riez, soyez en colère, ayez peur… Vous n’avez pas besoin d’être fortes tous les jours ni de faire semblant que tout va bien.
Il n’existe pas une bonne manière de traverser la maladie. Chacune doit avancer avec ses émotions, ses doutes et aussi ses moments de joie.
Et surtout, ne jamais oublier une chose : vous êtes bien plus que la maladie que vous traversez.
Le 31 octobre, vous entrerez sur la pelouse de l’Allianz Riviera avant Nice–Rennes. Que représentera pour vous cette mise en lumière ?
J’entrerai sur cette pelouse avec une pensée pour chacune des patientes qui a croisé ma route.
Toutes m’ont laissé quelque chose : une histoire, un souvenir, parfois une force aussi. Derrière cette mise en lumière, ce sont elles que j’aurai envie de représenter.
Je trouve aussi très fort que l’OGC Nice mette sa visibilité et la force de sa communauté au service de cette cause. Cela permet de porter ces messages bien au-delà du monde médical et de toucher un public qui ne se sent pas toujours directement concerné.
Et j’aurai enfin une pensée toute particulière pour ma maman, qui m’a transmis cette force et cette conviction d’être là, aujourd’hui, pour les autres.
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