Octobre Rose

Fanny, la solidarité cousue main

Bénévole au sein de Solidarité Couturières Pays de Fayence depuis sa création en 2020, Fanny n’est pas couturière. Elle a pourtant trouvé sa place dans l’association en participant à toutes les autres tâches nécessaires à son fonctionnement. À travers les coussins cœur, les actions de soutien et les événements menés toute l’année, elle défend une conviction simple : face à la maladie, chaque geste compte.

Pouvez-vous vous présenter et nous raconter comment est né votre engagement au sein de l’association ?

Je suis bénévole au sein de Solidarité Couturières Pays de Fayence depuis la création de l’association, en 2020. Je ne suis pas couturière, mais j’ai trouvé naturellement ma place au sein de l’équipe en participant à toutes les autres tâches nécessaires à la vie de l’association.

Ce qui m’a donné envie de m’engager, c’est avant tout l’envie d’être utile et de participer à une belle aventure humaine. Chacune apporte ce qu’elle peut, avec ses compétences, son temps et son énergie. Et finalement, toutes ces petites actions mises bout à bout permettent d’apporter un peu de réconfort à des personnes qui traversent des moments particulièrement difficiles.

Votre association confectionne notamment des coussins cœur et des bonnets, distribués gratuitement aux personnes touchées par la maladie. Comment sont nées ces initiatives, et quels retours recevez-vous de celles qui en bénéficient ?

En 2020, l’hôpital de Grasse nous a sollicitées pour confectionner des coussins cœur destinés aux femmes touchées par un cancer du sein. Nous avons immédiatement répondu présentes.

Depuis, près de 4 500 coussins cœur ont été confectionnés et offerts. Ils sont aujourd’hui distribués dans une vingtaine d’établissements médicaux de la région PACA, ainsi qu’aux patientes que nous rencontrons.

Au-delà de leur utilité pratique, ces coussins représentent surtout un geste de réconfort. Les retours que nous recevons sont très touchants. Pour certaines patientes, savoir que des personnes ont pris le temps de confectionner ce coussin spécialement pour elles apporte une vraie chaleur humaine dans un moment où elles peuvent se sentir fragilisées ou seules.

C’est finalement un petit objet, mais avec beaucoup de cœur derrière.

Au fil de vos rencontres avec les femmes que vous accompagnez, qu’est-ce qui vous a le plus marquée et qu’avez-vous appris de leurs besoins au quotidien ?

Ce qui nous a le plus marquées, c’est de comprendre à quel point le besoin de réconfort et d’écoute est important.

Quand on traverse la maladie, il n’y a pas seulement les traitements et les soins médicaux. Il y a aussi tout ce qui se passe autour : les inquiétudes, la fatigue, les changements dans le quotidien, parfois la solitude.

Nous avons appris qu’un geste simple, une attention, une écoute ou simplement le fait de savoir que quelqu’un pense à vous peuvent avoir beaucoup d’importance.

Cela nous rappelle aussi que derrière chaque maladie, il y a avant tout une personne, avec ses émotions, ses besoins et son histoire.

Vous agissez aussi toute l’année à travers la sensibilisation et le financement de soins de soutien. Que diriez-vous à quelqu’un qui souhaite contribuer à cette solidarité, mais ne sait pas comment aider ?

Nous lui dirions tout simplement : il n’y a pas besoin de savoir coudre pour aider !

On peut donner un peu de son temps, participer à une manifestation, faire un don, acheter une de nos petites créations ou simplement parler de nos actions autour de soi.

De notre côté, nous créons et vendons des cousettes afin de financer des soins de soutien, et nous participons également à de nombreuses manifestations tout au long de l’année.

Chaque contribution compte. Ce qui est important, c’est de ne pas penser que son aide est trop petite. Une petite action, multipliée par beaucoup de personnes, peut finalement permettre de réaliser de très belles choses.

Le 31 octobre, vous entrerez sur la pelouse de l’Allianz Riviera aux côtés des joueurs avant Nice–Rennes. Que représentera ce moment pour vous et les bénévoles de l’association, et quel message aimeriez-vous porter ?

Ce sera forcément un moment très fort et très émouvant. Je serai la seule bénévole de l’association à entrer sur la pelouse, mais je sais que plusieurs d’entre elles seront dans les tribunes. D’une certaine manière, j’entrerai donc avec toutes celles qui, depuis 2020, donnent de leur temps, de leur énergie et beaucoup de cœur à cette aventure.

Je ressentirai évidemment beaucoup de fierté, mais surtout celle de représenter un engagement collectif. Notre association est née de gestes simples, de personnes qui ont décidé de donner un peu de leur temps pour apporter du réconfort à d’autres. C’est cette solidarité-là que j’aimerais symboliser ce soir-là.

Le message que je voudrais faire passer est simple : face à la maladie, personne ne devrait se sentir seul. Une présence, une écoute, une attention ou un petit geste peuvent parfois compter énormément.

Octobre Rose est essentiel pour rappeler l’importance du dépistage, mais la solidarité ne doit pas s’arrêter au 31 octobre. Nous essayons de la faire vivre toute l’année, à notre échelle, avec beaucoup de… coussins cœur !

Et je trouve particulièrement fort qu’un club comme l’OGC Nice mette sa visibilité et la force de sa communauté au service de cette cause. Cela permet de porter ce message bien au-delà de notre association et de toucher des personnes que nous n’aurions peut-être jamais pu atteindre seules.

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