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Witsel : « Dans ma tête, Nice sera mon dernier club »
Axel Witsel a participé à deux entretiens cette semaine, avec L'Équipe et Nice-Matin. Morceaux choisis des interventions du capitaine auprès des médias.
SON ARRIVÉE
Avant votre signature au Gym, vous avez aussi sondé Dante. Racontez-nous ce qui a motivé ce choix.
J'étais chez moi à Madrid, où je bossais en attendant un club. J'ai eu Roger (Ricort, Directeur sportif) au téléphone et ça a été très rapide. Booster les jeunes, les encadrer, c'étaient les premiers mots qu'il a prononcés pour me faire venir. Ça m'a plu. Être dans la transmission, c'est un rôle que j'aime.
Comment vous sentez-vous physiquement ?
Bien. Je n’ai pas eu de préparation, donc c’est vrai que les fins de match ne sont pas simples. Cette trêve, c’est bien pour moi parce que ça permet de bien bosser physiquement. Dans un ou deux matchs maximums, je serai vraiment à 100 %.
LE DÉBUT DE SAISON
Revenons au Gym. Y a-t-il des choses dans le succès contre Lille qui vous font dire que ce n’est pas un exploit isolé ?
Il nous fallait un peu de temps pour que les choses se mettent un petit peu en place. Le contexte de la saison dernière n’était pas simple. Il y a beaucoup de nouveaux joueurs, une nouvelle philosophie. Ce qui nous a manqué sur les premiers matchs, c’est cette grinta qu’on a mise contre Lille. On a senti qu’il y avait aussi plus de feeling entre nous avec le ballon, les combinaisons sont là. C’est presque dommage cette trêve. Il va falloir montrer directement contre Strasbourg que la machine est lancée.
LES OBJECTIFS
À titre personnel, qu'attendez-vous de cette saison ?
De retrouver une identité et un collectif. Avec ce qu'on a montré contre Lille, on est en plein dedans. J'ai connu la lutte pour le maintien avec Gérone. On est descendus. Je sais ce que c'est de jouer pour ne pas descendre et je préfère jouer pour être champion. La pression est différente. Pourtant, j'en ai joué des matches à pression, des matches de Coupe du monde mais celui-là, contre Elche, était chaud (1-1, le 23 mai). C'était comparable au quart de finale contre le Brésil (2-1 en 2018) où j'étais stressé, et pourtant ce n'est pas dans ma nature.
Où situez-vous le potentiel de cette équipe ?
Je ne peux pas vraiment vous donner de position au classement. De ce que je vois au quotidien, on n’est pas du tout une équipe pour jouer le bas de tableau. Après, il va falloir faire le boulot. Plus on va avancer dans la saison et plus on pourra se positionner sur ce qu’on peut aller chercher. Il faudra batailler.
SUR DJIBRIL COULIBALY
Vous jouez à côté d’un joueur, Djibril Coulibaly, qui n’était même pas né quand vous avez commencé votre carrière.
Je me souviens que quand je suis arrivé, le premier truc qu’il m’a dit, c’est : « Mon grand frère te kiffe » (rires). On a 20 ans d’écart et on joue ensemble, l’histoire est belle mais c’est fou. Djibril, c’est un joueur qui a une grosse marge de progression. Techniquement, il est bon. Il est costaud, il a de la vista. Il est encore fougueux dans ses déplacements et tactiquement. C’est logique. Il apprendra avec le temps à se canaliser. Je l’aime vraiment bien.

SUR LE CAPITANAT
Vous venez d’hériter du brassard. Avez-vous déjà changé des choses au quotidien ?
Non. Je pars du principe que je n’ai pas besoin du brassard pour être un leader de l’équipe. J’ai toujours été comme ça partout où je suis passé. Mais d’un côté, je suis fier de pouvoir le porter. Dans ma manière d’être, que ce soit au quotidien ou pendant les matchs, ça ne va pas changer. J’ai toujours été quelqu’un qui donne tout à chaque fois. Même avec les arbitres, je reste calme et posé. Bon parfois, ce sont eux qui te parlent sèchement (rires). Je ne vais pas forcer ma nature.
Avez-vous souvent été capitaine dans votre carrière ?
Au Standard (de Liège), je l’ai été. J’ai eu quelques fois le brassard en sélection, peu de fois à Dortmund. Mais j’étais toujours dans les groupes de leaders.
Le fait que vous portiez le brassard très vite après votre arrivée ne dénote-t-il pas quand même d’un manque de leaders dans ce groupe niçois ?
Non. Je pense simplement qu’être capitaine peut être un poids pour certains. Ça ne veut pas pour autant dire que ces joueurs manquent de personnalité ou de leadership. Je n’avais pas en tête d’être capitaine et que ça arrive aussi vite. Tout est clair. Chapeau à Jo (Clauss) qui a parlé au coach. Ce pas-là, tout le monde ne l’aurait pas fait. On va de l’avant et c’est le plus important.
L’AVENIR
Et à chaque fois que vous prolongez l’aventure, il faut passer par des négociations avec votre femme ?
Non, parce qu’elle ne veut pas que j’aie des regrets. Par contre, dans ma tête, Nice sera mon dernier club. Je vais essayer de rester le plus longtemps possible, un peu comme Dante l’avait fait, mais pas dix ans (rires). On va déjà faire un plus un (il a une année en option). Et puis après, on verra bien. Mais je ne me vois pas encore faire voyager ma famille, changer les enfants de décor ou d’école. On se sent bien ici.