Octobre Rose
Anita Martin, accompagner les femmes pendant et après la maladie
Kinésiologue et maman de deux enfants, Anita Martin accompagne notamment des femmes touchées par un cancer, pendant leurs traitements mais aussi après la maladie, lorsque vient le temps parfois délicat de la reconstruction. Son rôle : leur offrir un espace d’écoute et de douceur, en complément du parcours médical.
Pouvez-vous vous présenter et nous expliquer comment vous accompagnez les personnes touchées par un cancer ?
Je suis maman de deux enfants et kinésiologue. Dans le cadre de ma pratique, j’accompagne des femmes touchées par un cancer, aussi bien pendant les traitements que dans la période qui suit. L’après-maladie peut être une phase particulièrement délicate. Mon objectif est de les aider à retrouver confiance en elles et en la vie, en travaillant notamment autour du stress, de l’anxiété et de l’épuisement, toujours avec beaucoup de douceur.
Dans ce parcours, quelles difficultés reviennent le plus souvent chez les femmes que vous accompagnez ?
Il y a très souvent cette peur du lendemain et cette difficulté à se projeter. Mais il existe aussi une souffrance dont on parle parfois moins : le regard des autres. Les changements du corps, la fatigue ou ce que la maladie laisse derrière elle peuvent être difficiles à vivre. J’essaie de leur offrir un espace où elles peuvent souffler, déposer ce qu’elles portent et retrouver un peu de sérénité.
Comment votre accompagnement s’inscrit-il aux côtés du parcours médical ?
Il vient en complément de la médecine, jamais à sa place. Les médecins et les soignants prennent en charge la maladie et les traitements. De mon côté, je travaille sur le stress, les émotions et le bien-être de la personne. Pour moi, ces différentes formes d’accompagnement doivent fonctionner ensemble, chacune à sa place.
Quel message aimeriez-vous adresser aux femmes qui traversent aujourd’hui la maladie, ainsi qu’à leurs proches ?
Aux femmes, j’aimerais dire de respecter leur rythme et de s’accorder de la douceur, sans culpabiliser. Elles n’ont pas à tout porter seules et elles ne doivent pas hésiter à demander de l’aide. Et aux proches : leur présence et leur écoute comptent énormément. Mais il est aussi important qu’ils pensent à se préserver. Pour pouvoir accompagner quelqu’un dans la durée, il faut aussi prendre soin de soi.
Le 31 octobre, vous ferez partie des 22 femmes qui entreront sur la pelouse de l’Allianz Riviera avec les joueurs de Nice et Rennes. Que représente pour vous cette mobilisation ?
L’engagement de l’OGC Nice est magnifique. C’est une grande fierté. Entrer sur le terrain à leurs côtés à l’occasion d’un tel événement, c’est mettre en lumière toutes les femmes engagées au quotidien dans ce combat : celles qui se battent contre la maladie, les soignantes, les accompagnantes… Cette mobilisation permet aussi de rappeler aux femmes concernées qu’elles ne sont pas seules et que toute une communauté est derrière elles pour les soutenir.