Octobre Rose

Pascale Marrel, salariée du Gym, a traversé un cancer du sein il y a dix ans

Arrivée à l’OGC Nice en mars 2003, Pascale Marrel fait partie du quotidien du Club depuis plus de vingt-trois ans. Il y a dix ans, elle a été touchée par un cancer du sein. Une épreuve particulièrement difficile qu’elle accepte aujourd’hui d’évoquer dans le cadre d’Octobre Rose.

Vous avez rejoint l’OGC Nice en mars 2003. Pouvez-vous nous raconter votre histoire avec le Club ?

Une grande partie de ma vie professionnelle est liée à l’OGC Nice. J’y ai vécu énormément de choses, rencontré beaucoup de personnes et partagé des moments très forts. Avec le temps, le Gym est forcément devenu bien plus qu’un simple lieu de travail. C’est une histoire humaine à laquelle je suis profondément attachée.

Il y a dix ans, vous avez été touchée par un cancer du sein. Comment avez-vous vécu cette période ?

Cela a été une épreuve très difficile. Quand la maladie arrive, elle bouleverse votre vie, vos repères, votre quotidien. Il faut avancer étape après étape, même dans les moments où l’on a moins de force. Dix ans après, je mesure évidemment le chemin parcouru, mais je n’oublie pas ce que cette période a représenté.

Qu’est-ce qui vous a aidée à traverser cette épreuve ?

L’entourage a été essentiel. La famille, les proches, mais aussi toutes les personnes qui vous accompagnent dans le parcours de soins. Dans ces moments-là, chaque présence compte. Un mot, une attention, un geste peuvent aider énormément. On comprend aussi combien il est important de ne pas rester seule face à la maladie.

Quel message souhaitez-vous faire passer sur le dépistage et sur le rôle que peuvent jouer les proches, notamment les hommes ?

Le dépistage est essentiel et il ne faut pas attendre pour s’en préoccuper. Et je pense que les hommes ont eux aussi un rôle important à jouer. Comme conjoint, père, frère, fils ou ami, ils peuvent être présents, soutenir, en parler et encourager les femmes qui les entourent à se faire dépister. La lutte contre le cancer du sein ne concerne pas uniquement les femmes : l’entourage peut lui aussi aider à faire passer les bons messages.

Je suis très fière de voir mon Club se mobiliser pour cette cause

Dix ans après, à qui pensez-vous lorsque l’on parle d’Octobre Rose ?

Je pense d’abord à toutes celles qui affrontent aujourd’hui la maladie : celles qui viennent d’apprendre leur diagnostic, celles qui sont en traitement, celles qui connaissent des moments de doute ou de fatigue. Quand on a traversé cette épreuve, on sait ce que ces périodes peuvent représenter. Si mon témoignage peut apporter un peu de soutien ou d’espoir à certaines d’entre elles, alors il a du sens.

Que ressentez-vous en voyant l’OGC Nice se mobiliser pour cette cause ?

Je suis très fière de voir mon Club se mobiliser pour cette cause, comme il le fait depuis de nombreuses années pour tant d’autres. L’OGC Nice a la chance de pouvoir toucher beaucoup de monde et d’utiliser cette visibilité pour sensibiliser, soutenir et aider. Quand on a soi-même été concernée, voir son Club s’engager ainsi a forcément une résonance particulière.

Le 31 octobre, vous entrerez sur la pelouse de l’Allianz Riviera aux côtés des joueurs avant Nice–Rennes. Que représentera ce moment pour vous ?

Ce sera forcément un moment très émouvant. Je penserai à toutes les femmes concernées par la maladie, mais aussi à leurs proches et à ceux qui les accompagnent au quotidien. Et je serai heureuse de participer, avec les autres femmes présentes ce soir-là, à une image forte de solidarité.