Réaction

Olivier Pantaloni : «  Ce nul ne nous satisfait pas »

Coach, quel sentiment prédomine après ce résultat ?

Ce nul ne nous satisfait pas. On n'avait pas gagné depuis le début de saison. On comptait le faire ce soir dans un contexte que l'on connaît, avec la commémoration de l'attentat. On voulait tous réussir ce match pour offrir la victoire aux supporters et véritablement lancer notre saison. On se met en difficulté assez rapidement avec la perte de balle et le but que l'on encaisse. Je pense qu'il y a encore dans les têtes des relents de la saison passée. Il a fallu arriver à retrouver nos esprits pour que la seconde partie de la première mi-temps soit de meilleure facture. On a réussi à leur poser des problèmes. On arrive à revenir au score juste avant la mi-temps. On souhaitait repartir sur les mêmes bases au retour des vestiaires.

Vous y parvenez…

Oui, le premier quart d'heure est intéressant. C'est peut-être un de nos temps forts. Mais on n'arrive pas à prendre l'avantage. Derrière, on s'est exposé assez fréquemment sur des pertes de balle et des transitions offensives de cette équipe, avec des joueurs qui vont très vite. C'est un point, on aurait souhaité en prendre deux supplémentaires. On a peut-être aussi réussi à conserver ce point de match nul parce que Le Mans a aussi des occasions qui auraient pu changer le cours de la rencontre.

Malgré des erreurs, il y a aussi ce premier but en match officiel cette saison. Est-ce qu'après un match comme celui-ci, on retient le positif ou plutôt le négatif ?

Je vais essayer de rester positif. Dans l'effectif qui a débuté ce soir, seulement deux joueurs ont joué une saison complète lors du dernier exercice. Aujourd'hui, la charnière centrale avec Youssouf Ndayishimiye, Mohamed Abdelmonem et Junior Mandza, c'est une charnière un peu inédite puisque les deux premiers n'ont quasiment pas joué. Junior non plus. Il y a des automatismes à trouver. On travaille au quotidien, les joueurs sont impliqués. Il n'y a aucun souci par rapport à ça, avec un super état d'esprit. Ça demande un peu de temps pour arriver à trouver des connexions entre nous. J'espère que ça va aller vite.

On a aussi des disparités en termes de physique sur un nombre de joueurs qui n'ont pas eu de préparation dans leur club. Il a fallu jongler ce soir pour arriver à finir à onze cette rencontre. Il y a beaucoup de choses qui font qu'il faut qu'on avance rapidement sur notre jeu, sur le côté athlétique de notre équipe, pour qu'on puisse utiliser des joueurs en pleine possession de leurs moyens.

Une des satisfactions de ce soir est de voir Elye Wahi marquer déjà son premier but cette saison. Dans la semaine, vous disiez qu'il avait qu'une heure dans les jambes, il a finalement joué tout le match…

On a pris un risque en le faisant aller au bout de la rencontre. À la mi-temps, je lui ai posé la question de savoir combien il lui restait d'essence dans le moteur pour ne pas qu'on prenne de risque à ce niveau-là. Je lui ai reposé la question peu après l'heure de jeu et il m'a répondu qu'il avait encore cinq minutes. Et puis derrière ça, il y a eu une série de joueurs qui n'arrivaient plus à tenir. Jonathan Clauss, Djibril Coulibaly, Nathan Ngoumou, et on savait que Nils Nkounkou n'avait pas 90 minutes dans les jambes. Il fallait faire un choix. On voulait sortir Elye et faire monter Mohammed Amoura en position d'attaquant. Mais Jonathan n'arrivait plus à avancer et il a fallu faire entrer Mendy. Donc il a été obligé d'aller au bout.

Êtes-vous satisfait de l'entrée de Mohammed Amoura ?

C'est toujours difficile pour un premier match. Il est arrivé en début de semaine, il a eu très peu d'entraînement avec nous. Je pense qu'il faudra attendre un petit moment, parce qu'il n'est pas en pleine possession de ses moyens, mais on sait qu'il va lui aussi énormément apporter à l'équipe. Sa rentrée a été généreuse en termes d'effort. Après, il est brouillon peut-être avec le ballon. Mais ce n'est pas un souci. On sait qu'il a les qualités pour nous donner davantage.