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Le coach Pantaloni passe ses adjoints au scanner

Ce jeudi, Nice-Matin consacre une double page à « la garde rapprochée » d’Olivier Pantaloni : Erwann Le Postec, Fred Gioria, Cédric Varrault et Stéphane Cassard. Sous la plume de Léandra Iacono et William Humberset, les adjoints s’expriment à propos de leur rôle et de la dynamique qu’ils doivent insuffler au quotidien, en étant proches du coach et du groupe, au service du club.

Pour accompagner cette double page, le coach Pantaloni s’est exprimé, en retour, sur ses adjoints.

Erwann Le Postec

« C’était important pour moi d’avoir quelqu’un avec qui j’avais travaillé, partagé mes idées, des principes de jeu. Ça permet d’avancer beaucoup plus vite parce que ce n’est pas évident dans un nouveau staff de mettre en place tout ce que le nouveau coach demande. Donc la venue d’Erwann était primordiale pour moi. Ça a réussi à se faire, tant mieux, d’autant plus que c’est un bosseur incroyable qui est au service du club dans lequel il travaille, au service du staff, qui est très proche des joueurs. Il abat un travail énorme, ce qui me permet d’avoir un peu plus de liberté dans mes missions auprès des joueurs. »

Fred Gioria

« Je l’ai connu au centre de formation il y a une quarantaine d’années. Je sais la carrière qu’il a faite, son amour pour le Gym. C’est important à mes yeux d’avoir des gens du club, attachés aux valeurs du club, leur club, et qui ont la volonté de faire en sorte que l’OGC NIce retrouve véritablement les couleurs niçoises. Il en est le parfait représentant. C’est un grand professionnel. Je l’ai très vite contacté quand j’ai su qu’on allait travailler ensemble. Ça me fait énormément plaisir parce qu’on a toujours eu de très bons rapports avec Fred et les anciens du centre de formation. Là aussi, je venais avec un homme de confiance sur qui je pouvais compter. On a très vite partagé les idées. Il a apprécié ce qu’on mettait en place. Il est pleinement impliqué dans le travail quotidien, de la même manière que Cédric. »

Cédric Varrault

« Il a pris sa retraite il n’y a pas si longtemps. Il est encore en forme, affûté. Il a touché au centre de formation en tant qu’éducateur puis il est monté avec les pros, ce qui lui permet de faire le lien d’une manière efficace (voir ci-dessous). C’est aussi un soldat du club. Ça fait du bien d’avoir des gens comme ça, qui ont le sang rouge et noir qui coule dans les veines et qui sont très compétents. Avec Erwann, Fred et Cédric, on se partage le travail, les responsabilités. Ils ont un regard différent du mien, ils peuvent m’amener à voir d’autres choses. Je n’attends pas qu’ils soient à mon service et qu’ils fassent exactement ce que je leur demande. Il faut qu’ils soient force de proposition et ils le sont. Depuis le début, ça marche comme sur des roulettes, c’est très bien. »

Stéphane Cassard

« Les gardiens ont un rôle particulier dont ils ont une préparation particulière. C’est le rôle de Stéphane. Par rapport à ce que je veux mettre en place, il y a beaucoup d’échanges, pour savoir ce qui est réalisable – ou pas – avec les gardiens. Il travaille dans le sens de ce qu’on veut mettre en place. Il y a beaucoup de proximité et beaucoup de confiance par rapport à ses retours. Les gardiens peuvent parfois être en difficulté sur certaines phases de jeu. Donc on échange et on essaie de faire en sorte d’arriver à garder les idées de jeu, mais en les mettant dans le confort absolu. »

« C’est très collectif »

Chaque membre du staff a-t-il des missions spécifiques ?

« Non, c’est très collectif. Je ne veux pas donner plus d’importance à un adjoint qu’à l’autre. Nous sommes ensemble, quoi qu’il arrive. Erwann a exposé le projet aux autres dès son arrivée. Il est aussi très bon en informatique, contrairement à moi, je suis d’une autre génération (rires). À partir de là, tout le monde s’est inscrit dans le projet, et tout le monde est sur un pied d’égalité. C’est comme dans le vestiaire, ce que j’ai dit aux joueurs. Il n’y a pas quelqu’un qui est mieux qu’un autre, qui a un statut particulier. Tout le monde est à égalité et tout le monde doit échanger, dans l’intérêt de l’équipe et du club. »

Est-ce qu’un staff « s’anime » ?

« Bien sûr ! C’est très important, même. Pour moi, c’est essentiel que le staff se sente bien, qu’il y ait une vie entre nous. Par rapport à ça, il y a du travail effectué, mais à côté de ça, il faut aussi qu’on prenne des bons moments, parce que c’est un métier à pression, donc il faut des soupapes de décompression. Il y a du travail, mais il y a aussi des bons moments, des rigolades. On essaie d’être sérieux, naturels, et de profiter des bons moments. Le staff vit très bien. »

Comment entretenir le lien avec la formation ?

« Très tôt, avec Julien (Sablé), on a été en contact. On ne se voit pas beaucoup car on s’entraîne souvent en même temps, ce qui est volontaire, comme ça il peut récupérer des joueurs. Il y a des échanges, on s’écrit beaucoup, et Cédric fait le lien avec le centre de formation. Il est important d’avoir ce lien avec le directeur du centre et ses adjoints. On a complètement confiance en leurs retours par rapport aux éléments qui peuvent monter avec nous. On leur décrit les profils que l’on aimerait avoir et en fonction de ce qu’ils voient au quotidien, ils nous les envoient. Ce n’est pas moi qui fais les choix, c’est Julien, et il les fait en fonction de tout. Ce lien doit être important. On doit continuer à échanger pour que les meilleurs jeunes puissent monter avec nous, parce que c’est important qu’ils se développent au contact des pros. C’est peut-être épisodique, mais il faut qu’ils puissent toucher au plus haut. »

Retrouvez l'article complet de Nice-Matin consacré au staff rouge et noir