L'OGC Nice en deuil

Eric Roy, une empreinte indélébile au Gym

L’OGC Nice a appris avec une infinie tristesse la disparition d’un historique de la maison rouge et noire. Éric Roy nous a quittés ce mercredi à l’âge de 58 ans des suites d’une longue maladie, a informé sa famille sur les réseaux sociaux.

Fils de Serge, un autre grand Aiglon, le natif de Nice a eu plusieurs vies sous les couleurs du Gym. Formé au club et lancé en pro en 1988, il a disputé 154 rencontres avec le maillot frappé de l’aigle, au poste de milieu de terrain, au tout début (1988-1992) puis à la toute fin (2002-2004) de sa carrière de joueur qui l’aura notamment vu évoluer à Lyon, Marseille et Sunderland.

Les crampons raccrochés, la voie s’est naturellement tracée, toujours dans le football, toujours au Gym. Au marketing, à la direction sportive, puis au plus près du terrain quand l’avenir du club en Ligue 1 s’obscurcissait et que celles et ceux qui avaient l’âme OGC Nice étaient revenus à son chevet. Le maintien sera décroché en 2010, avant de prolonger sur le banc la saison suivante, jusqu’à son remplacement en novembre 2011 par son ami René Marsiglia. Manager général de l’OGC Nice jusqu’en 2012, il renouera ensuite avec le vestiaire et le poste d’entraîneur à Brest en 2023, forçant l’admiration de tous en guidant ses ouailles bretonnes jusqu’en Champions League, après une expérience de consultant et une autre de directeur sportif à Lens et Watford.

« J’ai appris la nouvelle avec beaucoup d’émotion », a réagi Jean-Pierre Rivère. « A la suite de notre expérience commune au club, le revoir avait toujours été un plaisir. Ces dernières années, il avait atteint avec Brest le summum de son art. Un parcours remarquable pour lequel j’avais eu l’occasion de le féliciter. Je pense à sa femme et ses enfants. Il a été d’un courage exemplaire. Il a assumé ses fonctions avec une dignité qui force le respect, sans jamais se plaindre. Malheureusement la maladie a gagné le dernier match. C’est profondément triste ».

Une douleur partagée par Maurice Cohen : « Je l’ai connu quand il avait 5 ans. Je l’ai entrainé au Cavigal, en poussins, en pupilles,… On a été champions du Sud-est… Puis un jour nous nous sommes retrouvés. Il s’entraînait seul et je lui avais proposé de venir le faire au club, puis il nous a rejoints, rendant mille services sur le terrain. Il a été extraordinaire. Il a fait sa reconversion chez nous, d’abord au marketing. Puis comme directeur sportif. Je l’ai beaucoup côtoyé, beaucoup aimé. Nous avons eu une relation très très dense. Je pense fort à ses proches. Je n’ai pas de mots assez forts pour leur dire notre peine ».