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25ème saison consécutive en L1 : un record en perspective

Dans la douleur et au bout d’une (très) longue saison, l’OGC Nice a assuré sa place en L1 en battant Saint-Etienne lors du barrage retour (4-1). Le club fondé en 1904 disputera donc sa 25ème saison consécutive dans l’élite en 2026-27. En continuant d’étirer son propre record, battu officiellement le 11 août 2018 face à Reims. Record qui, en cette fin de printemps, mérite une mise en perspective.

6ème plus longue série en L1

S’inscrire d’une manière aussi pérenne dans l’élite hexagonale n’est pas chose courante, y compris lorsqu’on observe les grosses cylindrées de notre championnat. L’OGC Nice possède ainsi la 6ème plus longue série de saisons consécutives en L1, derrière le PSG (53), Lyon (38), Rennes (33), Marseille (31) et Lille (27).

 
 

Du jamais-vu dans l’Histoire rouge et noir

Même dans ses périodes les plus fastes, le club n’a jamais connu une si grande stabilité et une si grande régularité au plus haut niveau du foot français.

La remontée en 1948, dans la foulée du championnat de D2 remporté, a par exemple lancé ce qui reste à ce jour la plus belle décennie de l’Histoire du club, avec 4 titres de champion de France (1951, 1952, 1956, 1959) et 2 Coupes de France (1952, 1954). Mais cette version éclatante d’un Gym champion a duré… 16 saisons, le club redescendant en 1964.

Les années 70 ont également démarré par un titre de D2 en 1970. Elles ont également hébergé des géants, offert des matchs légendaires. Grande différence : elles n’ont pas été couronnées de titres. Poésie et regret. Durant cette période, le club est resté 12 saisons en D1, avant de descendre en 1982.

Ces deux périodes étaient les plus longues dans l’élite avant celle que l’OGC Nice traverse actuellement.

Piqûre de rappel

Mieux vaut des sueurs froides qu’une douche froide. Voilà qui pourrait résumer les derniers mois niçois, conclus par un barrage pour le maintien que le club n’avait plus joué depuis 1990.

Sauvé face aux Verts, le Gym a bouclé le championnat à la 16ème place de l’élite, son classement le plus bas depuis 2014-15. À l’époque, le groupe de Claude Puel avait terminé 11ème à la faveur d’un succès final à Toulouse (3-2), mais son maintien avait été assuré lors de la journée précédente, grâce à des buts de Didier Digard et Jordan Amavi contre Lens (2-1)

Cela faisait donc 11 ans que les Niçois n’avaient plus connu l’émotion d’une lutte pour survivre tout en haut du football français. Une lutte qui renvoie forcément à celles l’ayant précédée : « l’après-Limassol » et le maintien accroché au Ray contre Reims lors de la 36ème journée (2014). La victoire salvatrice de « la bande à René » sur le terrain du grand Lyon (2012). Le revers à Valenciennes surpassé par la défaite des Monégasques contre les Gones, ayant envoyé notre voisin à l’étage inférieur (2011). Le nul à Lens d’un groupe de Fred Antonetti en fin de cycle (2007)…

Ces luttes font partie intégrante de l’ADN rouge et noir. Il convient de ne jamais les oublier. Comme il convient d’observer les jours heureux ayant succédé à certaines d’entre elles. La preuve : depuis les sueurs froides de 2015, le club a terminé dans le Top 5 de la L1 6 fois sur 11 (en 2016, 2017, 2020, 2022, 2024, 2025).