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Le petit musée de Kévin

Collection

31 mai 2020

Le petit musée de Kévin

Le 20 avril 1997, au stade Francis le Basser, Bruno Valencony peut lever les poings au ciel. Impassable, le portier n’a laissé aucune chance aux attaquants lavallois. Vainqueur sur la plus petite des marges, c’est le Gym qui vivra, et gagnera, la dernière finale de la Coupe de France au Parc des Princes (face à Guingamp, 1-1, 4-3 tab). 23 ans plus tard, les supporters niçois redécouvrent le maillot porté par le gardien du temple. « Les logos, la couleur, les sponsors, la matière rembourrée renvoient à une autre époque », s'émerveille Kévin, 43 ans. Ce grand passionné de l’OGC Nice collectionne les tuniques, écharpes et billets qui ont fait l’Histoire de son club de coeur. Profitant du confinement, il a effectué un grand inventaire de sa collection de maillots, qu’il a tenu à partager aux autres amoureux du Gym sur les réseaux sociaux. Le maillot de Valencony est la première d’une centaine de pièces, qu’il distille quotidiennement sur Twitter. « C'est sympa, les autres supporters commentent, certains racontent une anecdote sur le match ou le joueur en question », apprécie le père de famille, qui a décroché son téléphone pour nous parler de son petit musée à lui.

La fierté bocandé :

« Celui dont je suis le plus fier, c’est le maillot porté par Jules Bocandé lors du 1/4 de finale retour de Coupe de France en 1987-88 à Lille (victoire 0-1). C’est une pièce rare, avec le sponsor "Calberson" qui était le même pour toutes les équipes ».

« Je suis aussi très content d’avoir le maillot "Tony Boy" de Bocandé, avec le sponsor mal feutré et mal floqué, mais à l’époque ça importait peu (rires). C’est un joueur et un maillot mythique. Sinon j’ai aussi l’un des premiers maillots de Lloris au Gym ».

le plus beau, c'est le rouge :

« J’aime bien ceux qui étaient tout rouge, comme celui de Baysse en 2016-17 ou encore Jallet, lors de la victoire à Lyon (0-1 en 2018-19). Baysse, je crois qu’il l’a porté à Angers, mais j’ai un doute par rapport au sponsor sur la manche. Garantir une vraie traçabilité, c’est du boulot ! Il faut apprendre à différencier les maillots "boutique" de ceux qui ont été effectivement portés, quand c’est possible. Il y a eu parfois de lègeres différences : une mention sur l’étiquette, une matière technique du maillot qui n’existait pas sur le réplica. Il faut aussi vérifier la concordance avec la taille du joueur… »

Camouflage, Agali : Les plus improbables

« En terme de design : je dirais que le plus improbable reste le maillot camouflage, avec lequel on accroche Monaco avec le but de Laslandes (1-1). Si je l’avais, je mentionnerais forcément le maillot avec le quadrillage à l'écossaise. En terme de joueur improbable, j’ai un maillot porté par Agali lors d’un amical de pré-saison. C’est un joueur qui a marqué l’histoire du Gym sur un seul match, je suis content d’y repenser quand je vois son maillot. Sinon j’ai aussi celui de Genevois porté contre Limassol (barrage d'Europa League 2013) ».

 

À LA RECHERCHE DU Coq SPORTIF

« Il y a énormément de maillots que j'aimerais avoir. Balotelli, Plea, Dante, Benitez... J’ai quasiment tous les gardiens avant lui, j’adorerais le choper. Quand tu es collectionneur, tu ne veux jamais t'arrêter. Après, je cherche surtout des pièces plus anciennes. Je rêve de trouver un maillot "Coq sportif" de l'équipe mythique des années 70 avec les Molitor, Jouve, Guillou… J'ai un autre souhait : un maillot de la finale de Coupe en 1978 contre Nancy, mais celui-là, il va être vraiment très dur à trouver ».

Un maillot qui n'y aurait pas sa place ?

« Par définition, j’aime tous les joueurs qui portent nos couleurs. Même Moussilou (rires). Balotelli, même si ça s'est mal fini, ça reste un sacré joueur dont le passage m'a marqué. Dans le sens inverse, Rool, je l’ai détesté avant qu'il ne soit chez nous. Vraiment, un maillot de l'OGC Nice, ça ne se refuse pas.  Et je les garde précieusement. Il y a quelques années, j'avais dû refuser la demande de l'épouse d'un ancien Aiglon, Michel Joly. C'était un crève-coeur, mais je ne pouvais pas : c'était l'une de mes plus belles pièces ».

Découvrez la collection complète de Kévin sur son compte twitter @KoxyK.

F.H.