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J-P Rivère : « Un mercato d

Interview

12 décembre 2019

J-P Rivère : « Un mercato d'ajustement »

La conférence de présentation de Riza Durmisi a offert au président Rivère l'occasion de faire le point sur l'actualité du Gym.

LES ATTENTES
On est dans un monde, aujourd’hui, où tout va un peu trop vite. On n’a plus de patience. Quand on bâtit un projet avec INEOS qui est sur du moyen – long terme, il faut le temps de faire les choses. L’arrivée de Riza en est une, mais vous ne voyez pas tout ce qui se fait en parallèle au club et tout ce qui se structure, parce qu’un projet, ça se structure étape par étape. Il faut du temps. Peut-être que notre discours n’a pas été assez soutenu et appuyé. Ces derniers temps, les résultats ont été positifs, puis moins bons : il ne faut pas oublier d’où on vient. Là, nous avons parlé d’une saison de transition, c’est vrai. Riza fait partie des éléments que l’on ajoute au puzzle, il y en aura d’autres par la suite. On a vécu quelques belles années, on va continuer à en vivre quelques belles. 

LE MERCATO
Le mercato d’hiver, on l’a déjà dit et répété plusieurs fois, est un mercato d’ajustement. Par ailleurs, je vois circuler des sommes qui n’ont pas de sens. Tout ce que je peux dire, c’est que nous allons travailler et essayer de faire de notre mieux. On a un plan de bataille, on va essayer de le mettre en place, mais en règle générale, il ne faut pas trop se fier aux sommes que l’on peut voir. Par principe, je ne parle jamais du mercato et encore moins des sommes car le pire, dans la communication d’un club, c’est d’annoncer ce qu’on va dépenser. Ce qu’on va essayer de faire, c’est constituer la meilleure équipe possible. S’il y a des ajustements, on les fera, mais ne vous attendez pas à un mercato agité cet hiver, ni à un déferlement d’arrivées.

LE NON-SUJET DU DÉPART DU COACH
Ça me fait sourire, ça revient tous les jours dans les journaux. On l'annonce un jour là, un jour ailleurs. On en plaisante ensemble (en regardant Patrick Vieira, assis à ses côtés). Et plus sérieusement, on ne se pose même pas la question de savoir s’il va partir. Il n’y a pas de débat. (A l’adresse des journalistes) Vous en faites un énorme, tous. Je vois fleurir des articles, tous un peu différents. Alors que pour nous, il n’y a pas de sujet. Le coach est là, content d’être là, et nous sommes contents qu’il soit là.
Après, évidemment, les projets peuvent être évolutifs, je n’ai pas de boule de cristal. Mais aujourd’hui, on ne se pose même pas la question de Patrick Vieira à l'OGC Nice jusqu'à la fin de la saison, ni de plus tard. On peut considérer que ce n’est pas de la prévoyance de notre part, mais en tout cas, ce n’est pas notre réflexion actuelle et ce n’est pas un sujet.

Il y a un moment où on a eu de mauvais résultats et où vous vous êtes tous posé la question : « Quand est-ce que vous allez licencier Patrick Vieira ? ». C’est mal nous connaître. On a déjà démontré par le passé que quand on choisissait un coach, on ne le faisait pas à la légère. De temps en temps, il peut y avoir des périodes où ça marche moins bien, mais on est confiant sur l’avenir. Je vois trop de gens se dire « on a perdu 2 matchs, qu’est-ce qu’on fait ? » On ne fait pas. Nous sommes sur un projet, nous le mettons en application. Ce qui est important dans les mauvaises passes, c’est d’être là, solidaires. Le coach, on lui a passé ce message plusieurs fois, il n’y a pas de débat sur le sujet.